L’armée ivoirienne est en deuil. Le Général de Division Justin Aly Dem est décédé, ce vendredi 31 juillet 2026. L’officier supérieur, Chef d’état-major général adjoint des Forces armées de Côte d’Ivoire (FACI), a rendu l’âme cette matinée à la Polyclinique Farah d’Abidjan Marcory à la suite d’un malaise, selon des informations confirmées par son entourage.
Considéré comme l’une des figures les plus expérimentées de la haute hiérarchie de l’armée ivoirienne, le Gal Aly Dem a été le Chef d’Etat major de l’armée de terre de 2019 à 2024 avant de passer la main au Général de Brigade Shérif Ousmane. Promu chef d’Etat major adjoint auprès du Chef d’Etat major général des armées, le Gal de Corps d’Armée, Lassina Dumbia, il a occupé ce poste jusqu’à disparition. Son décès intervient à une semaine de la célébration du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire dont il supervisait encore les derniers préparatifs du traditionnel défilé militaire du 7 août.
Au cours de sa carrière, Dem Aly Justin s’est imposé comme l’un des principaux artisans de l’organisation et de la modernisation du commandement militaire ivoirien. Au commandement de l’Armée de terre, où il a exercé pendant près de cinq ans, il a marqué dette période par les efforts de professionnalisation des forces terrestres et par la poursuite des réformes engagées au sein de l’appareil de défense.
Au poste de chef d’état-major adjoint, il assistait le chef d’état-major général des Armées, le Général d’Armée Lassina Doumbia, dans la conduite des opérations et la coordination des grandes orientations stratégiques des FACI.
Au-delà de ses responsabilités opérationnelles, le Général Dem Aly Justin était également le président du comité d’organisation du défilé militaire de la fête nationale. Une mission qu’il assumait avec une exigence reconnue, veillant chaque année à la préparation d’un événement devenu une vitrine du savoir-faire et de la montée en puissance des forces ivoiriennes. Sous sa coordination, les défilés du 7 août ont progressivement gagné en envergure, tant sur le plan de l’organisation que de la participation des différentes composantes des forces de défense et de sécurité.
La disparition de cet officier supérieur laisse un vide au sommet de la hiérarchie militaire ivoirienne. À quelques jours d’un rendez-vous symbolique pour la Nation, les hommages se multiplient déjà pour saluer le parcours d’un militaire décrit par ses pairs comme un homme de devoir, de discipline et d’engagement au service de l’État.
Les autorités militaires devraient, dans les prochaines heures, préciser les dispositions relatives aux hommages officiels qui lui seront rendus ainsi que les modalités des obsèques.
Maxime KOUADIO








