Deux responsables du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA), Georges-Philippe Ezaley et Roger M’Bia, ont été placés sous contrôle judiciaire à l’issue de leur audition, lundi. Visés par 17 chefs d’accusation, les deux cadres ont néanmoins pu regagner leur domicile selon de sources proches
La procédure judiciaire se poursuit à l’encontre de responsables de l’opposition ivoirienne. Derniers concernés en date, Georges-Philippe Ezaley, vice-président du PDCI-RDA, vice-coordonnateur des activités des vice-présidents et conseiller spécial du président du parti, Tidjane Thiam, ainsi que Roger M’Bia, directeur général de la formation politique.
À l’issue de leur audition, lundi, les deux responsables ont été placés sous contrôle judiciaire. Selon les informations en notre possession, 17 chefs d’accusation leur sont reprochés, des charges présentées comme similaires à celles visant Dano Djédjé, cadre du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI).
Malgré cette décision, Georges-Philippe Ezaley et Roger M’Bia n’ont pas été placés en détention et ont pu rentrer chez eux. La nature précise des accusations retenues contre eux n’a pas été détaillée dans les éléments disponibles.
L’avocat du PDCI-RDA exprime ses inquiétudesÀ la sortie des auditions, Me Luc Adjé, avocat du PDCI-RDA, a fait part de ses préoccupations concernant la sécurité des acteurs de l’opposition. Il a dénoncé ce qu’il qualifie de « déferlante judiciaire » en Côte d’Ivoire.
Cette nouvelle décision intervient dans un contexte marqué par plusieurs auditions de responsables politiques de l’opposition, notamment au sein du PDCI-RDA et du PPA-CI.
Le placement sous contrôle judiciaire de Georges-Philippe Ezaley et de Roger M’Bia vient ainsi s’ajouter aux procédures visant des figures de l’opposition. Les développements de ces dossiers restent attendus.
Maxime KOUADIO








