Vingt-quatre ans après le déclenchement de la rébellion armée du 19 septembre 2002, la date continue de susciter des lectures politiques divergentes en Côte d’Ivoire.
À l’occasion de cet anniversaire, Doumbia Major, ex-deuxième secrétaire adjoint de la commission centrale de la Commission électorale indépendante (CEI), appelle à faire du 19 septembre une journée officielle de commémoration.
Dans une publication diffusée ce samedi 19 septembre 2026, l’homme politique estime que cette date devrait être consacrée à la mémoire des événements de 2002 et à la prévention de nouvelles crises.
Il propose notamment que le 19 septembre soit reconnu comme le « jour de la libération » et qu’il soit déclaré jour férié par le gouvernement.
Pour Doumbia Major, le devoir de mémoire doit également servir à tirer les enseignements des conflits passés. « Il faut prévenir les guerres civiles pour ne pas avoir à déplorer leurs conséquences », écrit-il, en appelant à ne pas oublier les événements qui ont profondément marqué l’histoire récente du pays.
Dans sa déclaration, il présente par ailleurs le 19 septembre 2002 comme une date de « libération » de la Côte d’Ivoire. Il évoque à ce propos une période qu’il qualifie de « nazisme tropical », qu’il attribue à un système de persécution visant, selon lui, une partie de la population et bénéficiant du soutien ou de l’encouragement des pouvoirs publics de l’époque.
Cette interprétation s’inscrit dans une lecture politique particulière des événements de 2002, dont les causes, les responsabilités et les conséquences continuent de faire l’objet de débats dans le pays.
La rébellion déclenchée le 19 septembre 2002 avait conduit à une partition de fait du territoire ivoirien et ouvert une longue période de crise politico-militaire.
À travers sa proposition, Doumbia Major souhaite ainsi donner à cette date une dimension mémorielle et institutionnelle. Il invite le gouvernement à envisager son inscription au calendrier des jours fériés de la République, afin d’en faire, selon sa formule, un moment de commémoration nationale et de rappel du principe du « plus jamais ça ».
La proposition intervient alors que le 19 septembre 2026 marque le 24e anniversaire du début de la rébellion ivoirienne. Les autorités ivoiriennes mettent aujourd’hui régulièrement en avant la stabilité et la consolidation de la paix comme acquis à préserver.
Maxime KOUADIO








