Le commissariat du 41ᵉ arrondissement d’Abobo-N’Dotré a interpellé trois ressortissants sénégalais dans une affaire de fausses promesses d’emploi, de séquestration présumée et de marketing de réseau impliquant plusieurs ressortissants de Guinée-Bissau.
L’affaire a été portée à la connaissance de la police le vendredi 18 septembre 2026 par une jeune femme de 24 ans, venue de Guinée-Bissau après la promesse d’un emploi dans la restauration en Côte d’Ivoire.
Selon son témoignage, un ressortissant sénégalais de 24 ans lui aurait réclamé 500 000 francs CFA après son arrivée, avant de l’inciter à solliciter sa famille. Celle-ci aurait ensuite transféré 2,6 millions de francs CFA supplémentaires pour un prétendu projet.
L’emploi promis ne se serait jamais concrétisé. La jeune femme affirme avoir découvert qu’elle était plutôt orientée vers le marketing de réseau QNET, avec pour objectif de parrainer d’autres personnes. Elle accuse également le principal suspect de pressions, de chantage et de rapports sexuels non protégés imposés.
Après avoir dénoncé sa situation sur les réseaux sociaux, elle a été orientée vers la police. Les enquêteurs se sont rendus dans un appartement situé au quartier Casse de N’Dotré, où ils ont interpellé le principal suspect.Deux autres ressortissants bissau-guinéens, une femme de 27 ans et un homme de 18 ans, ont été retrouvés sur place.
Les investigations ont également conduit à l’interpellation de deux autres ressortissants sénégalais, un homme de 30 ans et une femme de 25 ans, soupçonnés d’avoir joué différents rôles dans le dispositif.
Selon les premiers éléments de l’enquête, les victimes auraient notamment été conduites dans des restaurants et des supermarchés afin de rendre crédibles les promesses d’emploi.
Sur instruction du procureur de la République adjoint près le Tribunal de première instance d’Abobo, trois suspects ont été placés en détention pour les besoins de l’enquête.
Les investigations se poursuivent afin d’établir les responsabilités de chacun et de déterminer si d’autres personnes ont été victimes du même procédé.
Maxime KOUADIO








