La Côte d’Ivoire entend renforcer la transformation locale de ses productions agricoles. À cet effet, le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Bruno Nabagné Koné, a échangé avec des représentants des groupes allemands Lambertz et Aldi, intéressés par les opportunités offertes par les filières cacao et anacarde.
La rencontre a eu lieu le mardi 8 septembre 2026 et s’inscrit dans le cadre d’une mission de prospection destinée à rapprocher les entreprises allemandes du secteur agroalimentaire ivoirien. La délégation était conduite par l’ambassadeur de Côte d’Ivoire en Allemagne, S.E. Azize Diabaté.
Parmi les participants figuraient des responsables de Lambertz, présenté comme un acteur mondial majeur de la biscuiterie et de la chocolaterie, ainsi que des représentants d’Aldi, l’un des grands réseaux internationaux de distribution.
Les échanges ont principalement porté sur les possibilités d’investissement dans les chaînes de valeur du cacao et de l’anacarde. La Côte d’Ivoire, qui occupe une position de premier plan dans la production mondiale de ces deux spéculations, souhaite désormais accroître leur transformation sur son territoire.

L’ambassadeur ivoirien a notamment souligné l’importance du marché allemand pour l’anacarde. Il a également relevé l’intérêt grandissant des consommateurs pour de nouvelles offres combinant le chocolat et la noix de cajou.
Bruno Nabagné Koné s’est félicité de cette démarche et a invité les opérateurs allemands à saisir les opportunités d’affaires disponibles en Côte d’Ivoire. Selon lui, le pays ne veut plus se limiter à la production et à l’exportation de matières premières.
« La Côte d’Ivoire est le premier producteur mondial de cacao et de noix de cajou. Notre ambition est désormais d’aller plus loin : transformer davantage nos produits sur place et devenir un leader mondial du chocolat et des produits dérivés de l’anacarde », a déclaré le ministre.
À travers ce rapprochement avec Lambertz et Aldi, la Côte d’Ivoire cherche ainsi à attirer de nouveaux capitaux, développer l’industrie agroalimentaire et créer davantage de valeur et d’emplois autour du cacao et de l’anacarde.
François M’BRA II








