Le Conseil national des droits de l’Homme (CNDH) apprécie à sa juste valeur la place accordée par le Président Alassane Ouattara, à la consolidation de l’État de droit et à la protection des populations, à l’occasion de son adresse à la nation le 6 août, à la veille du 66e anniversaire de l’Indépendance de la Côte d’Ivoire.
Dans un message publié lundi 10 août 2026, le CNDH a notamment exprimé sa satisfaction quant à la ferme réaffirmation du principe selon lequel nul ne peut agir au nom de l’État en dehors du cadre de la loi. Les instructions données relativement aux opérations de déguerpissement irrégulières ont été saluées comme un rappel essentiel du respect du principe de légalité et des obligations de l’État en matière de protection des droits fondamentaux.
L’institution nationale indépendante de promotion et de protection des droits de l’homme a également accueilli favorablement les mesures annoncées en faveur des victimes des récentes inondations, ainsi que les efforts continus pour améliorer l’accès aux droits économiques, sociaux et culturels, à travers le renforcement des infrastructures sanitaires, éducatives, énergétiques, hydrauliques et de logement.
Le Conseil a, par ailleurs, pris acte des mesures de grâce présidentielle accordées à l’occasion de la fête nationale, tout en rappelant l’importance de poursuivre les efforts de modernisation de la justice et d’amélioration des conditions de détention, conformément aux standards nationaux et internationaux.
Dans son analyse, le CNDH a toutefois attiré l’attention sur la nécessité de maintenir une vigilance constante concernant certaines questions majeures, en particulier la lutte contre l’orpaillage clandestin. Car au-delà de ses conséquences sécuritaires, ce phénomène engendre de graves atteintes aux droits humains, notamment la dégradation de l’environnement, la pollution des ressources en eau, l’exploitation économique des populations vulnérables, le travail des enfants, ainsi que des déplacements de communautés fragilisant le tissu social presque partout en Côte d’Ivoire. Le Conseil a renouvelé sa disponibilité à accompagner les pouvoirs publics, les institutions de la République, les collectivités territoriales, les organisations de la société civile et l’ensemble des acteurs nationaux dans la mise en œuvre des engagements visant à renforcer la protection effective des droits humains en Côte d’Ivoire.
Philomène Aquouamah








