Intervenant dans l’émission ‘’Grand Talk’’ d’un confrère de la place, un parent d’élève affirmait qu’une classe de CE1 de l’EPP Zaher Taahan 7, au quartier 220 logements de Yamoussoukro, était restée sans enseignant pendant une bonne partie de l’année scolaire passée. Une situation qui est en train de se répéter cette rentrée avec deux générations agglutinées dans la même classe. L’affaire a suscité une polémique qui a poussé M. Yéo Katiennèfohoua, Inspecteur de l’Enseignement Préscolaire et Primaire, Chef de la Circonscription Yamoussoukro Sinzibo, à monter au créneau pour dire sa « part de vérité ». C’était le jeudi 17 septembre 2026, à l’issue d’une visite de travail au Groupe Scolaire Zaher Taahan.
« Je savais ce qui se passait à Zaher 7″ », a confié d’entré l’inspecteur non sans rappeler le contexte de la rentrée officielle fixée par le Ministre de l’Education Nationale, de l’Alphabétisation et de l’enseignement technique Koffi N’Guessan au lundi 14 septembre 2026. « D’abord, je voudrais dire merci au ministre parce qu’il a bien voulu me faire confiance en me reconduisant à la tête de cette inspection », a-t-il déclaré.
Dès sa reconduction, il dit avoir procédé à une régulation complète des effectifs maîtres, des effectifs élèves avec ses conseillers de secteurs. « J’avais des enseignants sous la main qui sont venus des CAFOP et par exéat. J’ai procédé à l’affectation en tenant compte des besoins, y compris les congés de maternité. Pour moi, la rentrée devait être paisible ».
Poursuivant, il a affirmé avoir fait une tournée dans tous les villages et écoles, notamment Allangoua-N’gbessou, Djahakro, Bezro, Kpangbassou, Résidentiel, Gourominankro, et Zaher pour un problème d’insalubrité, pour porter le message du Ministre de l’Education Nationale. « Le soir à ma grande surprise on m’appelle de partout pour me dire qu’à Zaher Taahan, il y a un problème d’enseignant » a-t-il marqué son étonnement avant de démonte chiffre à l’appui. « Le lundi, j’ai été appelé par le directeur qui m’a fait savoir qu’une enseignante est en congé de maternité. Du coup j’ai fait affecter un enseignant de Gourominankro à Zaher Taahan. Une fois au bureau, j’ai fait le point de Zaher Taahan 7 : il y avait huit enseignants. Une est partie par exéat en août 2026 et une en congé de maternité. Donc il reste six enseignants. »
L’inspecteur a tenu à expliquer sa méthode pour compenser les absences. « Comme à N’Gokro, où il y a eu un décès l’an dernier, j’ai dispatché. A Allangoua-N’gbessou il y a deux écoles mais l’effectif d’une seule. Il y avait 8 enseignants, un est décédé en août. Le septième a été affecté ici à Zaher au vu des effectifs. Je travaille sur les effectifs élèves-maîtres pour que l’école fonctionne correctement », a rassuré le chef de circonscription et d’ajouter sur l’accusation portant sur une année blanche au CE1 : « j’ai été surpris par le message du parent qui a fait savoir qu’à Zaher 7, l’année dernière, il n’y avait pas d’enseignants au CE1. Je vous informe que le parent est arrivé à l’école le mardi matin. Moi, j’avais déjà travaillé sur les effectifs le lundi. On ne peut pas connaitre les réalités du terrain et tenir de tels propos ».
Selon lui, le parent concerné ne maîtrise pas le dossier : « Son fils part du CP2 au CE1. Donc il ne sait pas ce qui s’est passé au CE1 l’année dernière ». « Le directeur lui-même tenait la classe, la classe n’a jamais été abandonnée », a-t-il insisté. « Moi, j’ai reçu les résultats de fin d’année, les résultats de toutes les compositions régulièrement. Le service des examens et concours ne m’a jamais dit qu’à Zaher, ils n’ont pas apporté les résultats. Sur quoi on peut s’appuyer pour dire qu’il n’y a pas eu de cours pendant six mois ? », s’interroge-t-il. « Ce n’est pas vrai. A Zaher, il y a des enseignants », a-t-il précise, ajoutant que même certaines classes sont en double vacation avec deux enseignants à cause des effectifs pléthoriques. « On a les 79, les 80, les 86 élèves. On affecte un autre enseignant pour la double vacation ».
Très remonté par la dénonciation qu’il trouve calomnieuse, Yéo Katiennèfohoua dénonce la méthode du parent. « C’est quand-même désolant. Les parents sont représentés par les COGES. Il y a un président, un trésorier, un bureau. Le chef de N’Zuessy prend toujours à bras le corps le problème de l’école. Le parent ne l’a pas approché. L’inspection est à quelques pas de Zaher, 5 à 10 minutes à pied. On a 3 conseillers pédagogiques ici. Il ne s’est adressé ni au conseiller, ni au président du COGES, ni au chef du village, ni à l’inspecteur, ni au DRENAT. Il va sur une chaîne de télévision pour s’étaler », s’indigne l’Inspecteur qui poursuit : « Nous avons identifié le parent. Il avait un enfant ici qui est allé au collège. Le deuxième, c’est de lui qu’il s’agit. Il est sur la mauvaise voie ».
L’Inspecteur a saisi l’occasion pour lancer un appel : « Je profite de cette antenne pour dire que les parents, quand ils ont une préoccupation, qu’ils empruntent les voies indiquées : Directeur, conseiller pédagogique, chef de village, président du COGES, IEPP, DRENAT. Il y a même un numéro vert du Ministère, mais ce n’est sur une chaîne de télévision qu’il faut aller s’étaler ».
En somme, l’inspecteur a rassuré les parents et les partenaires du système éducatif sur la bonne entame de l’année en cours. « Tout se passe bien normalement à Zaher 7 et dans la circonscription. Ce qui s’est passé n’est pas une bonne image pour notre système et nous ne voulons plus de cela. Nous comptons relever le défi de la mission à nous confiée par le Ministre Koffi N’Guessan. Nous avons la responsabilité d’appliquer les normes ».
Jean Noël ASSOUMOU








