Dans une entrevue accordée au site internet du gouvernement ivoirien, gouv.ci, l’Ambassadeur Cécile Essis Lezou, Directrice de la Formation continue, des Stages et des Bourses au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, a expliqué les différentes démarches et les conditions à réunir dans la perspective d’une demande de bourses étrangères.
« La Direction de la Formation continue, des Stages et des Bourses a deux missions principales. Elle identifie et met en œuvre les besoins en formations des agents du ministère, elle assure aussi la gestion des bourses et stages de formations professionnels reçus dans le cadre de la coopération », souligne-t-elle d’emblée.
« Les critères d’éligibilité sont déterminés par les pays donateurs et portent essentiellement sur la nationalité, l’âge, le niveau d’étude et parfois la maîtrise de la langue dans laquelle la formation est faite », a-t-elle expliqué.
Elle révèle que la direction dont elle a la charge « entend mettre l’accent sur les différentes commissions mixtes (groupe de travail entre deux États) pour échanger sur les questions de bourses et de stages professionnels ».
Indiquant que les offres de bourses sont de type LMD, elles permettent donc aux étudiants de faire des formations en Licence, Master et Doctorat.
« Pour les professionnels ivoiriens, ce sont des stages de renforcement de capacités dans des domaines bien précis, notamment la santé, l’agriculture, le commerce, l’investissement, l’économie numérique, le transport, le développement, etc. », spécifie-t-elle.
Elle a également abordé les spécificités des différentes offres et leurs provenances.
« Les bourses proposées sont de deux ordres : des bourses partielles quand le billet d’avion et les frais annexes (hébergement et subsistance) ne sont pas pris en charge par le pays donateur, et des bourses totales quand tous les frais sont pris en charge. Les pays donateurs sont en Afrique : le Maroc, la Tunisie, l’Algérie, l’Égypte. En Asie, nous avons la Chine, la Corée du Sud, le Japon, l’Indonésie, l’Inde, le Pakistan, l’Arabie Saoudite, le Qatar, etc. En Amérique, le Brésil et Cuba. Et enfin, en Europe, nous avons la Russie, la Roumanie et la Serbie », poursuit l’Ambassadeur.
Avant d’ajouter : « Pour la Licence, il faut le Baccalauréat avec la mention Assez-bien, Bien ou Très bien pour des filières bien déterminées (Médecine, Architecture, Grandes écoles), etc. Pour le Master, il faut une Licence ; et pour le Doctorat, il faut être titulaire d’un Master. »
Cécile Essis Lezou explique encore que la Direction fait une première sélection des personnes remplissant les conditions énumérées par le pays donateur, puis ce pays effectue la sélection définitive.
La période s’étend de janvier à décembre de l’année en cours.
« La procédure de dépôt de candidature se fait soit en ligne à partir d’un lien donné par le pays donateur, soit par dépôt physique du dossier de candidature au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale pour transmission au pays donateur. Les erreurs récurrentes sont notamment le dossier incomplet, les documents non conformes ou non légalisés, le non-respect des critères d’âge, de compétence linguistique, de moyenne exigée, le dépôt du dossier hors délai, l’absence de traduction ou de certification des documents lorsque cela est exigé », clarifie-t-elle, tout en rassurant, in fine, que « Notre ambassade à l’étranger assure le suivi de ces étudiants. »
Philomène Aquouamah








