L’incivisme routier continue de faire des victimes à Divo. Entre janvier et juillet 2026, la ville a enregistré 399 accidents de la circulation, ayant entraîné 34 décès et 525 blessés. Face à ce bilan préoccupant, le commissaire Fofana Moussa appelle les usagers de la route à davantage de responsabilité et au strict respect du Code de la route.
Le constat est alarmant. À Divo, les accidents de la circulation constituent une préoccupation majeure pour les autorités policières, au regard du nombre de victimes enregistrées au cours des sept premiers mois de l’année 2026. Cette situation a été au cœur d’une conférence publique animée, samedi 24 octobre 2026, par le commissaire Fofana Moussa, chef de service du 2ᵉ arrondissement de police de Divo, à l’occasion de la session conjointe des Comités consultatifs et d’éthique (CCE) du district de police.
La rencontre, organisée à l’Espace de la paix de Divo, s’est tenue sous la présidence du préfet de région du Lôh-Djiboua, représenté par la sous-préfète de Divo, Danielle Ouédji. Plusieurs thématiques liées à la sécurité et aux relations entre la police et les populations ont été abordées par des spécialistes de la Police nationale.
Intervenant sur le thème « Civisme routier et sécurité humaine », le commissaire Fofana Moussa a sensibilisé les chefs de villages, les responsables communautaires et de quartiers, ainsi que les jeunes et les femmes, aux conséquences dramatiques des comportements irresponsables sur les routes.
Selon les chiffres présentés par le conférencier, 399 accidents de la circulation ont été recensés à Divo de janvier à juillet 2026, faisant 34 morts et 525 blessés.
Parmi les personnes décédées, 14 ont perdu la vie sur les lieux des accidents, tandis que 20 autres sont mortes après leur évacuation vers des établissements hospitaliers. Ces statistiques correspondent à une moyenne d’environ cinq décès par mois et de trois blessés par jour.
Le bilan des engins impliqués dans ces accidents révèle également l’ampleur du phénomène. Les données communiquées font état de 278 motos, 36 tricycles, 51 cars, 91 véhicules particuliers et 130 taxis communaux impliqués dans les accidents enregistrés.
Ces chiffres soulignent la nécessité de renforcer la sensibilisation des usagers et de promouvoir des comportements plus responsables sur les voies publiques.
Pour le commissaire Fofana Moussa, le respect du Code de la route ne saurait se limiter à une simple obligation réglementaire. Il constitue avant tout un devoir civique, fondé sur la préservation de la vie humaine et la sécurité de tous.
« Le civisme routier est un acte de responsabilité collective. On doit avoir conscience que sur la route, nous ne sommes pas seuls et éviter de mettre en danger notre vie, celle des membres de notre famille, de nos amis et de nos concitoyens », a-t-il déclaré.
Dans cette perspective, il a exhorté les jeunes, les transporteurs et les propriétaires de véhicules à adopter des pratiques plus prudentes. Il a notamment insisté sur l’entretien régulier des engins, la maîtrise de la vitesse, le port obligatoire de la ceinture de sécurité dans les automobiles et celui du casque à moto.
Le conférencier a également mis en garde contre l’abus d’alcool, la consommation de drogues et les autres comportements susceptibles de compromettre la vigilance des conducteurs et de mettre en péril la vie des autres usagers.
Au-delà des mesures de prévention, il a invité les populations à prendre conscience que la sécurité routière repose sur un engagement individuel qui contribue à la protection collective.
La situation observée à Divo s’inscrit dans un contexte national tout aussi préoccupant. En Côte d’Ivoire, du 1ᵉʳ janvier au 11 février 2026, 519 accidents de la circulation ont été enregistrés sur l’ensemble du territoire, occasionnant 160 décès, soit environ quatre morts par jour.
Ces données illustrent l’ampleur des enjeux liés à la sécurité routière et la nécessité de multiplier les actions de sensibilisation, de prévention et de responsabilisation des conducteurs.
La session conjointe des CCE du district de police de Divo a également permis de réaffirmer l’importance de la police de proximité. Créés pour favoriser un dialogue permanent entre les forces de police et les populations, les Comités consultatifs et d’éthique constituent un cadre d’échanges destiné à renforcer la confiance, la collaboration et la prévention de l’insécurité.
Ces comités tiennent au moins une réunion mensuelle afin de rapprocher les services de police des communautés et de mieux prendre en compte leurs préoccupations.
La rencontre du 24 octobre a enregistré la participation du préfet de police de Gagnoa, Diouf Louis de Gonzac, du chef du district de police de Divo, Epila Nyamkey, du coordonnateur national des CCE, Koffi Nangui Marius, ainsi que de commissaires de police intervenant dans la région et de commandants d’autres forces de défense et de sécurité.
Face aux 399 accidents et aux 34 décès enregistrés en sept mois à Divo, le message des autorités policières est sans équivoque : le respect du Code de la route et l’adoption de comportements responsables demeurent essentiels pour préserver des vies et réduire le nombre de drames sur les routes ivoiriennes.
Philomène AQUOUAMAH








