À Attécoubé, la gestion de la gare routière d’Agban est désormais placée sous haute surveillance. Réunis autour du ministre Paulin Claude Danho, 1er vice-gouverneur du District autonome d’Abidjan et député-maire d’Attécoubé, les principaux acteurs du site ont été sommés de mettre fin au désordre et d’engager une nouvelle gouvernance, fondée sur la transparence.
La rencontre s’est tenue le 2 octobre 2026 à la mairie d’Attécoubé, en présence de la chefferie d’Agban Village, du promoteur de la gare, des syndicats et des différents acteurs du transport.
Les forces de l’ordre et de sécurité ainsi que la police municipale ont également pris part aux échanges.Au centre des discussions, la question de l’exploitation de la gare routière et de ses retombées pour le village d’Agban et la commune d’Attécoubé.
Si le promoteur fait valoir les investissements engagés, notamment à travers la construction de magasins, la gouvernance du site est, elle, au cœur des préoccupations.
Les autorités évoquent notamment une gestion jugée opaque, marquée par une absence de traçabilité et des retombées jugées insuffisantes pour les parties concernées.
Face aux différents acteurs, Paulin Claude Danho a affiché une ligne ferme. Le maire d’Attécoubé a notamment rappelé que la gare se situe sur le territoire communal et sur les terres d’Agban Village.« Il faut arrêter de tourner en rond. La gare d’Agban est sur le territoire d’Attécoubé, sur la terre d’Agban Village. Elle doit profiter au village, à la commune et être gérée dans l’ordre et la transparence. Le temps du désordre est terminé », a martelé le ministre.Une déclaration qui sonne comme une mise en garde adressée aux différents acteurs de la gare.
Désormais, la mairie entend encadrer directement la gestion du site et mettre fin aux pratiques qui ne permettraient pas d’assurer une gestion transparente des activités et des recettes.
À l’issue de la rencontre, cinq principales résolutions ont été arrêtées. La première porte sur la fin immédiate du désordre sur le site.
La deuxième prévoit la formalisation d’un contrat tripartite entre le village d’Agban et l’opérateur, sous la tutelle directe de la mairie. Ce document devra notamment prendre en compte le droit de sol revenant au village, le paiement de l’ODP (occupation du domaine public) à la mairie ainsi que les taxes forfaitaires applicables aux petits commerçants.
Les autorités veulent également instaurer une gestion « claire et transparente », avec une traçabilité complète des différentes taxes perçues sur le site.Un comité pour surveiller la gestion au quotidienLa troisième étape prévoit ainsi la mise en place immédiate d’un Comité de gestion restreint, présidé par la mairie. Il réunira des représentants du village, du promoteur, des syndicats et des commerçants.
Cette structure aura pour mission d’assurer le suivi quotidien des activités et d’établir un bilan mensuel de la gestion de la gare.Enfin, un contrat d’exploitation ainsi qu’un arrêté municipal doivent venir formaliser le nouveau dispositif.
À travers ces mesures, la mairie d’Attécoubé entend reprendre la main sur la gouvernance de la gare routière d’Agban et imposer un cadre dans lequel les responsabilités, les recettes et les retombées pour le village et la commune seront clairement définies.
Le message de Paulin Claude Danho, lui, est désormais explicite : la gestion de la gare ne devrait plus se poursuivre dans les mêmes conditions.
M.K








