Le Conseil du coton, de l’anacarde et du karité et l’ANADER ont organisé, le 19 août 2026 à Korhogo, au nord de la Côte d’Ivoire, une campagne de sensibilisation et de formation destinée à l’ensemble des acteurs de la chaîne de valeur du karité, que sont les unités de transformation, les exportateurs, les coopératives, les collectrices de noix de karité et les acheteurs, assistés de la Délégation régionale du Conseil du coton, de l’anacarde et du karité de la région du Poro, et en présence des autorités administratives locales, conduites par le préfet de région du Poro, préfet du département de Korhogo, préfet hors grade, Karim Diarrassouba, sur les bonnes pratiques agricoles (BPA) pour une commercialisation de qualité.
Pour la campagne 2026-2027, ouverte le 14 août 2026, le prix du karité est fixé à 250 FCFA le kilogramme pour les amandes bien séchées et bien triées. Les prix planchers sont établis à 275 FCFA/kg au magasin intérieur acheteur et à 305 FCFA/kg au magasin usine.
En effet, les acteurs ont été outillés aux huit étapes des bonnes pratiques agricoles (BPA) que sont : 1- collecter et trier les fruits ; 2- dépulper et laver avec de l’eau propre ; 3- traiter les noix rapidement avec une cuisson maîtrisée ; 4- sécher les noix sur des claies de séchage ; 5- protéger les noix contre la pluie, l’humidité et la fumée ; 6- décortiquer à sec et trier les amandes ; 7- ensacher uniquement des amandes propres et sèches, les mettre dans des sacs de jute ; et 8- les stocker sur des palettes dans un magasin propre et aéré, pour une commercialisation de qualité, a précisé Coulibaly Mohamed, technicien spécialisé en cultures pérennes à l’ANADER, zone Korhogo.
Rappelons que la campagne de commercialisation du karité 2026-2027 a été ouverte le 14 août 2026 sur toute l’étendue du territoire national, a annoncé Soro Nabala, de la Direction régionale du Conseil du coton, de l’anacarde et du karité de Korhogo.
Le représentant du directeur général du Conseil du coton, de l’anacarde et du karité, Zorro Bi Jean-Christophe, chef de service de la commercialisation intérieure des filières coton, anacarde et karité, a souligné que « cette initiative s’inscrit dans la volonté des pouvoirs publics de faire du karité une filière durable, mieux organisée et respectée ».
Un constat fait après un problème de qualité des produits du karité commercialisés a révélé le responsable de la commercialisation intérieure, avant d’inviter les acheteurs au respect de la réglementation en vigueur et à s’abstenir de toute exploitation illicite des produits de karité.
« Nous allons sensibiliser les acteurs, surtout les acheteurs, à ne pas exploiter de façon illicite les produits de karité », a-t-il insisté, rappelant que les droits liés à cette activité reviennent légalement à l’État.
« Les contrevenants s’exposent à des sanctions pouvant aller jusqu’à la suspension de leur agrément pour une durée de cinq ans. Les produits saisis, ainsi que les véhicules utilisés dans le cadre de l’exploitation illicite, peuvent également faire l’objet de confiscation », a-t-il averti.
Les communications techniques ont été animées par le technicien spécialisé en cultures pérennes à l’Agence nationale d’appui au développement rural (ANADER), Koné Djakaridja. Elles ont porté sur les techniques de récolte, de séchage, de conservation et de stockage des amandes de karité.
La nécessité de respecter les bonnes pratiques post-récolte, notamment les conditions de stockage, afin de prévenir les contaminations susceptibles d’altérer la qualité des amandes, a été soulignée. Des recommandations ont également été faites aux acteurs afin d’éviter d’entreposer directement les sacs d’amandes sur le sol et de les disposer plutôt sur des palettes, afin de réduire les risques liés à l’humidité et aux conditions de stockage.
La mauvaise qualité des amandes peut avoir des conséquences sur le produit fini, notamment sur la qualité du beurre de karité obtenu après transformation. Il a ainsi exhorté les collectrices et les autres acteurs à adopter les pratiques appropriées à chaque étape de la chaîne de valeur, a averti le formateur Koné de l’ANADER.
Le préfet de région, préfet du département de Korhogo, Karim Diarrassouba, a invité les acteurs de la filière à mettre en œuvre les recommandations issues de cette campagne de sensibilisation.
Anderson Koné / Correspondant régional











