Le maire de la commune de Kouibly (région du Guémon) a décidé de s’engager dans l’amélioration des conditions d’apprentissage des jeunes filles élèves. Il vient d’ouvrir un internat ultra moderne pour les jeunes filles en situation financière difficile. Cet édifice neuf d’une capacité de 80 lits a été présenté aux autorités administratives, aux élus et cadres et aux parents d’élèves le mardi 15 septembre 2026. Bâti sur une superficie de 500 m², ce bâtiment abrite 12 chambres de 80 lits, une cuisine, une buanderie, une salle d’étude équipée d’un poste téléviseur lié à une connexion Wi-Fi et de 12 salles de bains. Ce centre offre deux repas par jour à ses pensionnaires.

Construit en plein centre-ville, cet édifice est facile d’accès. A la présentation du bâtiment, le concepteur de cette réalisation, le maire Alexis Zaé a indiqué que ce projet vise à lutter contre les grossesses en milieu scolaire et à la promotion de l’excellence au niveau de la jeune fille. « Nous avons constaté qu’à la fin de chaque année scolaire, de nombreuses jeunes filles, pourtant brillantes, arrêtaient les études, parce que soit victimes de grossesses, soit par manque d’encadrement ou de suivi. Nous avons jugé utile, en tant que premier responsable de la jeunesse dans notre commune, de lutter contre ce phénomène qui ternit l’image de notre département, d’où la construction de ce centre pour aider nos parents dans l’encadrement de leurs enfants », a expliqué le maire qui espère que ce centre qui offre des commodités amènera les jeunes filles pensionnaires à se détourner de la vie facile afin de se mettre résolument au travail. « Nous avons décidé de revenir à l’éducation de base par la création des internats qui ont fabriqué de nombreux cadres dans ce pays », a ajouté le premier magistrat de la localité.
Selon le maire Alexis Zaé au vu des résultats qui sortiront de cette première année, cette initiative pourrait s’étendre aux jeunes garçons. Notons que le département de Kouibly est classé premier dans la direction régionale aux examens du BEPC et du baccalauréat de la session 2026.
Eddy Smith, Correspondant régional.








