La députée RHDP de Gohitafla, Naya Jarvis Zamble, a de nouveau tiré la sonnette d’alarme sur l’ampleur de l’orpaillage clandestin en Côte d’Ivoire. Dans une publication mise en ligne ce dimanche 16 août sur sa page Facebook, l’élue dénonce une activité qu’elle juge destructrice pour les ressources naturelles et lourde de conséquences pour les générations futures. « L’orpaillage clandestin qui est en train de détruire nos eaux, nos terres et, à terme, notre avenir est tout simplement révoltant », écrit-elle, appelant à une prise de conscience collective face à ce phénomène qui gagne plusieurs zones du pays.
Pour Naya Jarvis Zamble, la recherche de profits immédiats ne saurait justifier la dégradation des terres et des cours d’eau. Elle s’interroge notamment sur la responsabilité de certains acteurs locaux qui, selon elle, faciliteraient l’accès aux espaces exploités clandestinement. La parlementaire se dit particulièrement préoccupée par des informations faisant état de l’implication présumée de certaines autorités et de chefs de terre dans ces activités. Une situation qu’elle estime incompatible avec la nécessité de préserver le patrimoine naturel ivoirien.
Elle évoque également des chiffres « qui circulent sur le terrain », selon lesquels les Ivoiriens représenteraient 20 % des personnes impliquées dans l’orpaillage clandestin, contre 80 % d’étrangers. Prudente, elle souligne que ces données doivent être confirmées, mais estime qu’elles posent néanmoins la question de la responsabilité des acteurs nationaux qui permettraient l’accès aux terres.
Au-delà de la question de la nationalité des exploitants, la députée insiste sur les conséquences économiques et environnementales du phénomène. La destruction des terres agricoles et la pollution des cours d’eau pourraient, selon elle, fragiliser davantage les activités des producteurs et compromettre l’avenir des communautés rurales. Face à ce qu’elle qualifie de « fléau », Naya Jarvis Zamble appelle les pouvoirs publics à renforcer leur action. Mais l’élue estime également que les populations doivent prendre leur part de responsabilité dans la lutte contre l’orpaillage clandestin.
Elle encourage notamment les jeunes des villages à s’organiser, à signaler les activités suspectes aux autorités compétentes et à s’opposer à la transformation des terres communautaires en sites d’exploitation illégale. « Notre terre n’est pas à vendre. Nos eaux ne sont pas à sacrifier. Notre avenir ne doit pas être hypothéqué pour l’enrichissement de quelques-uns », martèle-t-elle.








