La lutte contre l’orpaillage illégal se poursuit sur plusieurs fronts en Côte d’Ivoire. Le 19 août 2026, le Groupement spécial de lutte contre l’orpaillage illégal (GS-LOI) a coordonné plusieurs opérations dans les régions de la Bagoué, du Worodougou, de l’Hambol, de l’Iffou, du Moronou, du Sud-Comoé, du Gontougo, du Kabadougou et du Béré.
Engagée aux côtés des autres forces mobilisées, la Brigade spéciale de surveillance et d’intervention (BSSI) du ministère des Eaux et Forêts a pris part à ces interventions destinées à démanteler les réseaux et les installations liés à l’exploitation clandestine de l’or.
Au terme de ces opérations, sept personnes ont été interpellées. Parmi elles figurent trois Ivoiriens et quatre ressortissants burkinabè.
Les forces engagées ont également mis la main sur près de 2 millions de francs CFA en espèces, ainsi que sur un sac contenant huit kilogrammes de minerais. Plusieurs équipements ont été saisis, dont 20 motopompes, neuf motocyclettes, trois marteaux-piqueurs, trois tricycles et trois groupes électrogènes. Vingt-six bouteilles de gaz et divers autres matériels destinés aux activités d’orpaillage ont également été récupérés.
Mais c’est surtout l’ampleur des destructions qui retient l’attention. Les opérations ont permis de mettre hors d’usage 326 dragues, 671 concasseurs et 55 motopompes, auxquels s’ajoutent 874 tapis de lavage, 67 rampes de lavage et dix laveries.
Les équipes ont également détruit 36 abris de fortune, ainsi que 1 159 mètres de raccords et 369 mètres de tuyaux flexibles utilisés sur les sites clandestins.
À travers la BSSI, le ministère des Eaux et Forêts entend poursuivre son engagement au sein du GS-LOI. Pour les autorités, cette mobilisation répond à un impératif environnemental, l’orpaillage clandestin étant accusé de dégrader les terres, de fragiliser les forêts et de polluer les cours d’eau.
Maxime KOUADIO








