C’est une véritable prouesse que l’Ivoirien, Sékongo Clotchor, juriste de son état, est en train de réussir dans le secteur de la révolution digitale mondiale. Cet expert, qui fait ses marques dans les solutions concrètes au service de la souveraineté technologique et sécuritaire en Afrique, est à quelque doigt de réussir la mise en place très avancée d’une norme ISO portant une expertise ivoirienne sous le leadership de sa société BMI / WFS. Il s’agit du Système de management de la maturité digitale (SMMD), qui a été présenté au grand public, le samedi 10 octobre 2026, dans un grand hôtel d’Abidjan Plateau.
Le PDG de BMI / WFS a exposé sur son initiative en présence d’un beau monde composé d’experts, des acteurs des médias et de curieux, et surtout de grands experts dans le domaine de la certification internationale venus d’ailleurs, notamment de Mme Habibata Granger, PDG et fondatrice du groupe G&D Audit & SM. Sékongo Clotchor a entamé sa présentation en remontant les différentes révolutions qui ont émaillé l’humanité, et qui, a-t-il fait noter, avaient toutes le même objectif, à savoir améliorer les qualités de vie des humains. « C’est à cette problématique que nous, jeunes experts africains, avons décidé d’oser la réflexion. Prétentieux, certains diront audacieux, mais quels que soient les qualificatifs, nous aurons pris le risque de penser un référentiel qui, de notre expertise et de notre expérience, pourrait servir de boussole à la révolution digitale et numérique qui est en cours, pour que l’humanité ne commette plus les erreurs commises par le passé et que nous ayons une boussole qui guide nos intelligences afin que dans les siècles à venir, nous puissions nous saisir de la révolution numérique et digitale comme un pont sur l’abîme de la misère, de l’inégalité que nous avons malheureusement trop creusée pendant des décennies ».
Les assurances d’experts internationaux
En clair, pour l’expert ivoirien, tout l’enjeu du SMMD se trouve la souveraineté et la place que l’Afrique doit prendre désormais dans les débats sur la digitalisation afin de se doter d’une boussole qui va gouverner cette nouvelle révolution. « Le SMMD se veut donc un ensemble de normes portées par une ambition africaine, soucieuse enfin de porter sa voix, car, pendant trop longtemps, l’Afrique a été absente dans toutes les révolutions ».

Pendant qu’il annonce la bonne nouvelle pour d’ici la fin de l’année, cette échéance est confirmée par Mme Granger, expert international, juriste de la normalisation qui avait avec elle sur la table de la présentation, M. Chabi, qui a à son actif plus de 30 ans d’expérience dans la normalisation et les systèmes d’audit, ainsi que le professeur Nana, également experte en normalisation, qui a créé des normes faisant la fierté au niveau nationale. Selon le PDG de G&D Audit, sur les 12 critères d’évaluation à franchir, il ne reste plus que 4 étapes pour le SMMD pour être classé et publié norme de certification ISO dans le secteur du digital. « Aujourd’hui, le numérique transforme en profondeur toute l’activité humaine : notre manière de travailler, de produire, de gouverner et de servir. Les États, les administrations, les entreprises et les organisations investissent dans les plateformes, les outils numériques, les infrastructures de données, l’intelligence artificielle. Mais une question essentielle demeure : comment mesurer le niveau de maturité d’un État, d’une administration, d’une organisation ? » Et la cheffe de projet ISO dans le monde de répondre, spécifiant clairement qu’il ne s’agit plus d’avoir un niveau d’équipement requis pour réussir sa transformation digitale. Les équipements et les outils ne garantissant ni la performance, ni la sécurité, ni la confiance, ni la création de valeur. « Le véritable enjeu est donc de savoir où l’on se situe sur une échelle donnée, comment s’améliorer, mesurer ses progrès et se projeter plus loin. C’est précisément à ce besoin que répond le SMMD, le référentiel international ISO qui permet aux États, aux gouvernements, aux administrations publiques, aux organismes publics et privés et à toutes les organisations d’organiser leur transformation digitale, de maîtriser leurs risques, d’améliorer leurs résultats dans le temps, de connaître et d’attester leur niveau de maturité digitale ».
Pour elle, cet outil arrive dans un contexte où la transformation digitale devient un enjeu de souveraineté, de performance économique, de confiance et d’équité. Aussi, a-t-elle indiqué l’intérêt pour les États, les institutions publiques, les entreprises, de se l’approprier, et surtout d’accompagner le processus en cours porté par un Africain. « Derrière cette révolution planétaire, une expertise avérée se conjugue : BMI WFS, un savoir-faire ivoirien qui porte l’ambition d’une Afrique qui se veut acteur parmi les acteurs de la transformation digitale. Ensemble, construisons la maturité digitale mondiale selon un référentiel commun qui transforme et améliore durablement nos sociétés. », appelle Mme Granger.
F.D.B








