Les traducteurs en langues locales ou interprètes, dans les tribunaux de première instance, ne sont pas contents. Ces agents, qui assistent les magistrats au cours des audiences publiques, lancent un cri de cœur aux autorités judiciaires pour réclamer le paiement de ce qui leur est dû pour le service. Yao N’guessan, porte-parole de ces interprètes et assesseurs désespérés, au cours d’une rencontre qu’il a eu avec les acteurs des médias le vendredi 18 septembre 2026, a fait un état de leur situation pécuniaire relativement au non-paiement de six (6) mois d’arriérés de salaire. Toute chose qui les entraîne, ses camarades et lui, dans des dures réalités liées aux difficultés financières qui les assaillent. « Depuis 6 mois, nous sommes dans l’attente de nos rémunérations qui ne nous reviennent pas. Nous avons approché le nommé Yao Marchal, de la DAAF du ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, qui, à chaque fois nous remet à demain. Jusqu’à ce jour, il nous fait croire que le lendemain, le virement sera fait, en nous rassurant que l’argent se trouverait au niveau du trésor, mais en vain », récrimine le traducteur-interprète, avant d’énumérer un chapelet de misères que vivent les interprètes et assesseurs des tribunaux. « Nos enfants doivent aller à l’école, et parmi nous, certains souffrent de graves maladies, d’autres en instance d’expulsion de leurs domiciles, pour cause de nombreux arriérés de loyers », a rapporté l’un des plus anciens, qui cumule une durée de 35 ans d’expérience.
Les plaignants en appellent à la diligence de l’autorité judiciaire pour que leur situation soit prise en compte. « Nous avons adressé un courrier au ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, en date du 19 Septembre 2026, pour une plaidoirie afin de nous aider à résoudre le problème de nos arriérés de taxes d’interprétation, qui durent depuis 6 mois », plaide Yao N’guessan au nom de ses pairs, dans l’attente d’une suite.
Bah Léon Marcel








