La lutte contre l’orpaillage clandestin et donc illégal est désormais tous azimuts. À Safa-Manois dans le département de Sanssandra ce jeudi 27 août 2026 pour le lancement officiel de la campagne de l’agroforêt de Bolo-Ouest, Jacques Assahoré Konan, ministre des Eaux et Forêts, a encouragé les populations à dénoncer les orpailleurs clandestins et à se mobiliser contre la destruction des ressources naturelles. Le ministre les a exhortées à ne pas se rendre complices de la destruction de l’environnement, tout en les rassurant de l’engagement de l’État à renforcer la lutte contre l’orpaillage illégal. « Faites en sorte qu’il n’y ait pas d’orpailleurs dans cette zone. Chassez-les et prévenez les agents des Eaux et Forêts de leur présence », a-t-il plaidé. Le ministre les a également sensibilisées sur les conséquences de cette activité clandestine sur les forêts, les ressources en eau et la santé. « Chers parents, sachez que partout où s’installe l’orpaillage illégal, c’est la forêt qui est détruite, les ressources en eau sont polluées. Au-delà de la pollution visuelle qui fait peur, il y a aussi la contenance de l’eau polluée. Elle contient des métaux lourds préjudiciables à la santé », a-t-il analysé. Assahoré a insisté sur le fait que l’orpaillage illégal ne contribue pas à l’enrichissement durable des populations locales, ses acteurs laissant, en contrepartie de l’or extrait, des terres et des eaux dégradées et polluées.
M. Assahoré a averti que la poursuite de cette activité pourrait compromettre durablement les activités agricoles en raison de la dégradation des terres et des ressources en eau. « Si l’exploitation illégale minière se poursuit, elle mettra fin à la pratique agricole au regard des dégâts causés par cette activité », a-t-il prévenu. Il a invité chaque habitant à contribuer à la lutte contre ce phénomène, appelant particulièrement les garants des us et coutumes à ne pas faciliter l’installation des sites d’orpaillage. « Un orpaillage s’installe généralement avec la permission des chefs de terre. Il faut qu’on arrête de détruire notre pays », a-t-il lancé. Évoquant la présence d’orpailleurs étrangers, il a affirmé que les arrestations effectuées dans le cadre des opérations de lutte montrent que « 70% des orpailleurs ne sont pas de la Côte d’Ivoire ».
Philomène Aquouamah








