Dans le cadre de la préparation d’un atelier national consacré à la lutte contre l’orpaillage illégal en Côte d’Ivoire, le préfet du département de Tabou, Yao Kouakou Firmin, a engagé une série de consultations avec les forces vives de sa circonscription.
Le lundi 24 août 2026, le représentant du chef de l’État dans cette partie du Sud-Ouest du pays a convié les sous-préfets, les forces de sécurité, les chefs traditionnels ainsi que les populations à une rencontre au sein du département, destinée à faire l’état des lieux de la situation de l’orpaillage illégal.
Au terme des échanges, le constat dressé par l’autorité préfectorale est sans équivoque. Le phénomène demeure une réalité dans plusieurs sous-préfectures du département.
« L’orpaillage illégal est malheureusement une réalité dans le département. En qualité de représentant de l’État, nous n’avons aucune raison de faillir dans la lutte contre cette pratique illégale dans notre localité », a martelé le préfet Yao Kouakou Firmin.
Dans ce contexte, il a appelé l’ensemble des forces vives du département à prendre une part active à la lutte contre l’orpaillage illégal. Il a notamment insisté sur la nécessité d’une mobilisation collective et d’une implication accrue des acteurs locaux afin de lutter efficacement contre l’exploitation aurifère clandestine.
Les chefs de village, considérés comme les premiers contacts, ont particulièrement été invités à jouer pleinement leur rôle.
Pour leur part, les participants, notamment les chefs de village et les chefs traditionnels, ont pris l’engagement d’agir avec responsabilité au quotidien afin de contribuer à mettre un terme à l’orpaillage illégal dans leurs localités respectives.
Au-delà du constat relatif à la présence de l’orpaillage illégal, le préfet a apporté des précisions sur les activités minières légalement autorisées dans le département de Tabou.
Selon lui, deux grands permis de recherche ont été accordés dans le département. En outre, sur les 23 demandes d’autorisation artisanales ou semi-industrielles introduites auprès des autorités compétentes, une seule a, à ce jour, été signée et accordée par le ministère du Pétrole et des Mines.
Le préfet Yao Kouakou a ainsi rappelé qu’en dehors de la structure bénéficiant de cette autorisation officielle, aucune autre structure n’est habilitée à exercer une activité d’exploitation minière dans le département.
Cette mise au point vise à clarifier le cadre légal des activités minières à Tabou et à renforcer la vigilance des autorités locales et des populations face aux exploitations clandestines.
Cette réunion traduit également la volonté des autorités administratives, des forces de sécurité, des chefs traditionnels et des populations de conjuguer leurs efforts pour préserver les ressources naturelles, faire respecter la réglementation minière et lutter contre les activités d’exploitation aurifère exercées en dehors du cadre légal.
Jaurès Ahidjé, correspondant régional à San Pedro








