Du 13 au 15 octobre 2026, les agents des Eaux et Forêts ont démantelé 19 sites d’orpaillage illégal dans plusieurs localités du district autonome de Yamoussoukro et de la région du Bélier.
L’opération a également conduit à l’interpellation de trois individus, déférés à Abidjan pour la suite de la procédure judiciaire.
L’offensive contre l’exploitation clandestine de l’or se poursuit dans le centre de la Côte d’Ivoire. Sur instruction du lieutenant-colonel Batto Florent, directeur régional des Eaux et Forêts du district autonome de Yamoussoukro et de la région du Bélier, les deux brigades de l’unité opérationnelle de lutte contre l’orpaillage illégal ont mené une série d’interventions sur le terrain.
Les opérations ont ciblé les localités de Toumbokro, Kossou, Djétran, Mougnan et Sérémé, situées dans les sous-préfectures de Kossou, Djékanou et Kokumbo. Elles s’inscrivent dans le cadre du Plan stratégique régional de surveillance et de démantèlement des sites illégaux.
Selon les services des Eaux et Forêts, certaines installations visées étaient en voie de recolonisation.
Trois individus déférés à Abidjan
Au cours de ces interventions, trois personnes ont été interpellées sur des sites où les activités d’orpaillage étaient toujours en cours. Elles ont ensuite été déférées à Abidjan pour la suite de la procédure judiciaire. Le bilan matériel fait état de 32 abris de fortune détruits par incendie, de six motos saisies et de 20 tapis de concentration détruits.
Les agents ont également saisi quatre sacs d’argile non encore traités, six bouteilles de gaz, un sac de roche concassée et un concasseur. Trois laveries utilisées dans le cadre de ces activités ont par ailleurs été détruites par incendie. Ces interventions visent à mettre un terme à la reprise des activités sur les sites clandestins et à limiter les moyens logistiques mobilisés par les exploitants.
Protéger les terres agricoles et l’environnement
Les opérations ont été saluées par des paysans des localités concernées, qui ont exprimé leur satisfaction face aux actions menées par les agents des Eaux et Forêts. Ils voient dans ces interventions un moyen de protéger leurs exploitations agricoles et de préserver leurs terres contre les conséquences de l’orpaillage illégal.
Au-delà de la répression des activités clandestines, les autorités entendent préserver les ressources forestières, les cours d’eau et l’environnement, mis à mal par les pratiques d’exploitation aurifère non autorisées.Les services régionaux des Eaux et Forêts indiquent que les opérations se poursuivront jusqu’à l’éradication de ce phénomène, conformément aux orientations du ministre des Eaux et Forêts.








