C’est de notoriété publique ! La Fédération Ivoirienne de Football (FIF) va renouveler ses instances le samedi 12 septembre 2026 à la Salle C de la Fondation Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix, à Yamoussoukro. Quand bien même il est candidat unique, Yacine Idriss Diallo, il y aura vote. Les mandants exprimeront leurs suffrages dans les urnes. Mais en quoi consiste le mécanisme ou le déroulé du processus électoral ? Akwabanews.ci éclaire vos lanternes.
La Commission électorale, la garante de l’élection
L’Assemblée Générale élective de la FIF se fera sous la coupole de la Commission électorale (CE). C’est elle qui gère le processus pour l’élection du président et du comité exécutif de la FIF. Elle est composée de cinq membres. Il s’agit, notamment, de Me Kouamé Bi Iritié qui en est le président, de MM. Tra Bi Botty Tah (vice-président), Nassa Koko (Secrétaire), Sanogo Mamadou (rapporteur), Kouadio Charles Winner (membre), Blédé Dohora (membre) et Koné Yaya (membre). La Commission électorale, garante de l’Assemblée générale élective, veille au respect et au bon déroulement du scrutin qui obéit à des préalables.
Les conditions pour une élection transparente
Avant d’en arriver au scrutin à proprement parler, un certain nombre d’étapes les unes aussi importantes que les autres doit obligatoirement être observées. Le matériel électoral doit garantir la sincérité, la transparence, la liberté et le secret des votes. La CE prévoit une urne transparente, un isoloir. Elle prévoit également les documents électoraux et les bulletins de vote. La Direction exécutive pour sa part, produit les bulletins de vote sous la supervision de la Commission électorale. Ceux-ci doivent être imprimés de manière claire et lisible. Les bulletins de vote doivent être de couleurs différentes pour chaque tour d’un signe distinctif en présence des représentants des candidats. Concernant le scrutin, et marqués d’un signe distinctif en présence des des représentants des candidats. Le bulletin de vote est un bulletin unique. Ses spécifications techniques sont déterminées par la Commission électorale. Puis on en arrive aux procès-verbaux des opérations de vote et le dépouillement. Ils sont établis en autant d’exemplaires que nécessaire, afin que la Commission électorale puisse les affecter, pour chaque scrutin, aux candidats, à la FIF, au ministère en charge du sport, à la CAF et à la FIFA. Après quoi, les fiches de résultats sont établies au moins en autant d’exemplaires qu’il y a de candidats.
Les principaux acteurs, les mandants et leurs spécificités
Ceux qui sont à l’honneur quand il s’agit de renouveler les instances de la FIF, ce sont bel et bien, les présidents de clubs et les Groupements d’intérêt. Les clubs (Ligue 1, Ligue 2, D3) votant sont au nombre de 84. À eux s’ajoutent cinq Groupements d’intérêt. Ce sont eux les mandants, les faiseurs de roi. C’est eux qui ont le dernier mot. Ce sont les maîtres du jeu électoral. Ils choisissent démocratiquement leur mandataire ou leur porte-parole qui répond d’eux devant les institutions internationales du foot, la Confédération Africaine de Football (CAF) et la Fédération Internationale de Football Association (FIFA), notamment. La totalité de leurs suffrages est de 149.
En Ligue 1, ils sont 16 clubs et la voix de chacun deux compte triple. Soit un total de 48 voix. Un étage plus bas, en Ligue 2, ils sont, au total, 28 clubs à prendre part au scrutin. La voix de chacun d’eux compte double, soit un cumul de 56 unités. En ce qui concerne la D 3, ils sont 40 votants et chaque entité ne dispose que d’une seule voix ; ils réunissent, eux, 40 suffrages à conquérir. Viennent enfin les Groupements d’intérêts, au nombre de cinq. Il s’agit, en l’occurrence, des Associations des arbitres, des Médecins, des Anciens joueurs, des joueurs en activité et des entraîneurs. Ce sont des unions sectorielles qui participent activement à la vie du football ivoirien. À ce titre, les statuts et règlements les autorisent à participer aux élections de la FIF.

Chaque Groupement ne dispose que d’un « singleton ». L’ensemble de leurs opinions ne font qu’une demi-dizaine. Arithmétiquement, l’addition des voix des différentes entités susmentionnées se chiffre à 149 que le candidat unique, Yacine Idriss Diallo, doit conquérir.
La conduite du processus électoral
Conformément à l’Article 15 du code électoral en vigueur à la FIF, après l’ouverture de I ‘Assemblée générale élective par le président de la FIF, le bureau de la Commission électorale se met en place pour diriger tout le processus électoral. Dès cet instant, le président de la Commission électorale est responsable du bon déroulement des élections et du scrutin.
Le temps de parole des candidats et procédure de vote,
En se référant aux dispositions des Statuts et du code électoral, Article 16, le président de la Commission explique en détail les différentes étapes du processus électoral et la procédure de vote en se référant aux dispositions des Statuts du code électoral. Pour l’élection du président de la FIE, le président de la Commission accorde dix (10) minutes maximum à chaque candidat pour présenter les grandes lignes de son programme.
Qu’en est-il de la procédure de vote ?
Avant le début de la procédure de vote, l’urne est ouverte et présentée aux délégués. Elle est ensuite fermée et placée sur une table bien évidence devant le président de la Commission électorale. Il annonce publiquement l’heure d’ouverture des bureaux de vote. Puis il invite à tour de rôle, les délégués présents et disposant du droit de vote à se rendre à l’avant de la salle où a lieu l’élection. Une fois appelé, le délégué concerné se rend à la table du bureau de vote et, après avoir signé le listing des électeurs, reçoit son bulletin de vote. Le délégué remplit son bulletin dans I’isoloir prévu à cet effet. L’isoloir doit être placé à un endroit visible tout en permettant au délégué d’exercer secrètement son droit de vote. Aucun téléphone portable, appareil photo ou autre appareil d’enregistrement n’est autorisé dans I’isoloir. Après avoir fait son choix dans l’isoloir, le délégué dépose son bulletin dans l’urne, signe le registre des électeurs puis regagne sa place. Après le vote du dernier délégué du registre des électeurs, le président de la Commission électorale annonce publiquement la fin du vote et le début du dépouillement des bulletins.
Le dépouillement
Le dépouillement est effectué dès la fin du scrutin en Assemblée générale par les membres de la Commission électorale. Toutes les opérations (ouverture de l’urne, comptage des bulletins, comptage des suffrages, etc.) doivent être effectuées de telle sorte que les membres de l’Assemblée générale élective puissent les suivre clairement, en présence des représentants des candidats.
Une fois l’urne ouverte, les membres de la Commission électorale comptent le nombre de bulletins et contrôlent leur validité. Si le nombre de bulletins est inférieur ou égal au nombre de bulletins distribués, le scrutin est valable. Si leur nombre est supérieur au nombre de bulletins distribués, le scrutin est déclaré nul et un nouveau vote est immédiatement organisé conformément à la procédure décrite aux textes de la FIF. Après avoir vérifié le nombre de bulletins de vote, les membres de la Commission électorale procèdent au comptage des suffrages accordés aux différents candidats.
Les caractéristiques des bulletins nuls
Sont notamment considérés comme nuls, les bulletins ne portant pas les signes officiels distinctifs définis par la Commission, ceux portant des mentions autres que celles prévues par la Cornérisions, ainsi que les bulletins illisibles et/ou raturés. A ceux-là s’ajoutent les bulletins portant des signes de reconnaissance et les bulletins comportant des erreurs d’orthographe ne permettant pas d’identifier avec certitude le candidat au profit duquel le vote est intervenu. Cependant, les erreurs d’orthographe n’entrainent la nullité d’un bulletin que si elles ne permettent pas d’identifier avec certitude l’un des candidats officiels.

Le président de la Commission écrit au dos du bulletin nul (en rouge) les motifs de son invalidation et les confirme par sa signature. En cas de contestation sur la validité ou la nullité d’un bulletin de vote, la proclamation des résultats ou toute autre question relative au dépouillement, la Commission du contentieux électoral est compétente pour décider.
Si un second tour de scrutin est nécessaire, la procédure de vote décrite ci-dessus s’applique. Les membres de l’Assemblée générale élective doivent également être informés des dispositions statutaires s’appliquant pour le deuxième tour de scrutin. En cas de candidature unique, le candidat est déclaré vainqueur s’il réunit la majorité de 50% + 1 du nombre de suffrages exprimés.
La proclamation des résultats ou l’étape stressante
Après chaque tour de scrutin, le président de la Commission électorale annonce officiellement les résultats aux membres de l’Assemblée générale. La Commission électorale est seule qualifiée pour proclamer les résultats.
L’ultime articulation, le procès-verbal de l’élection
Après les différentes articulations susmentionnées, on arrive, in fine, au procès-verbal, le clou du mécanisme du scrutin. Pour chaque type d’élection, le président de la Commission électorale proclame officiellement les résultats devant les membres de l’Assemblée générale après Chaque tour de scrutin. Le procès-verbal est rédigé et signé par tous les membres de la Commission électorale. Ce mécanisme du scrutin constitue, en somme, l’idiosyncrasie de l’élection de l’élection du président de la FIF. Il sera suivi à la lettre par la Commission électorale qui est très attendue le 12 septembre 2026 à Yamoussoukro, la capitale politique de la Côte d’Ivoire qui, pour l’occasion, sera le centre névralgique du football ivoirien.
Eugène DJABIA








