Le président de la Fédération ivoirienne de football (FIF), Idriss Diallo, a justifié, jeudi 6 août au siège de l’instance à Treichville, la nomination d’Hervé Renard à la tête des Éléphants. Tout en saluant le travail accompli par Emerse Faé, il a expliqué que l’expérience du technicien français constituait, selon le comité exécutif, le meilleur choix pour affronter les prochaines échéances internationales.
Le débat sur le remplacement d’Emerse Faé n’aura pas tardé à s’inviter dans les échanges lors de la présentation officielle d’Hervé Renard. Face à la presse nationale et internationale, Idriss Diallo a assumé une décision qu’il présente comme le fruit d’une réflexion stratégique plutôt qu’une remise en cause du travail accompli par son prédécesseur. « Dans la vie, il faut savoir d’où l’on vient et il faut savoir où l’on va », a déclaré le président de la FIF en ouverture de son intervention, avant d’insister sur la responsabilité du comité exécutif de « construire, consolider, engager et faire évoluer » le football ivoirien.
Avant de défendre le choix d’Hervé Renard, Idriss Diallo a tenu à rendre hommage à Emerse Faé, dont le contrat est arrivé à son terme le 31 juillet et n’a pas été renouvelé. Le président de la fédération a exprimé « la reconnaissance de la Fédération ivoirienne de football » envers l’ancien sélectionneur, son encadrement technique et les joueurs ayant participé à cette aventure de deux années. « Je voudrais remercier M. Faé, son staff, tous ses collaborateurs ainsi que les joueurs qui ont participé à ces deux années d’aventure, avec des résultats probants, des résultats de qualité qui ont amené le football ivoirien au-devant de la scène mondiale », a-t-il affirmé.
Pour Idriss Diallo, le choix du technicien français repose avant tout sur son expérience internationale. Le patron de la FIF a établi une comparaison assumée entre les deux entraîneurs. « Le coach qui est parti a gagné une CAN. Hervé Renard en a gagné deux. Le coach qui est parti a amené la Côte d’Ivoire à la Coupe du monde. Hervé Renard a amené plusieurs équipes à la Coupe du monde », a-t-il rappelé.
Selon lui, le parcours du Français constitue un atout décisif au moment où la sélection ivoirienne entre dans une période particulièrement exigeante. « Nous rentrons dans un cycle de deux CAN successives en deux ans. C’est un cycle très particulier qui nécessite agilité, efficacité, capacité d’adaptation et connaissance de l’environnement dans lequel on évolue. Le comité exécutif a estimé qu’Hervé remplissait toutes ces conditions. C’est pour cela que nous l’avons désigné », a expliqué Idriss Diallo. Malgré le changement d’entraîneur, le président de la FIF assure que la philosophie sportive restera inchangée. « Le projet que nous avons avec Hervé est très simple : poursuivre ce que nous avons entamé et l’améliorer au profit de la Côte d’Ivoire », a-t-il indiqué.
Le président de la FIF a enfin promis au nouveau sélectionneur des conditions de travail optimales afin de répondre aux fortes attentes des supporters ivoiriens. « La Fédération mettra tout en œuvre pour qu’il puisse travailler dans les meilleures conditions possibles, avec les meilleurs outils, parce que le gouvernement de notre pays n’a jamais lésiné sur les moyens pour accompagner notre équipe nationale », a-t-il assuré.
Rappelant que les Éléphants « font la fierté de la Côte d’Ivoire », Idriss Diallo s’est voulu résolument tourner vers l’avenir : « Nous sommes prêts, avec Hervé, à affronter les défis futurs qui nous attendent. »
En choisissant de miser de nouveau sur Hervé Renard, double vainqueur de la Coupe d’Afrique des nations et figure reconnue du football africain, la Fédération ivoirienne de football fait le pari de l’expérience à quelques mois d’un calendrier continental particulièrement dense. Une décision qui, au-delà de ses justifications sportives, sera désormais évaluée à l’aune des résultats obtenus sur le terrain.
M.K








