Malick Tohé Adam, figure de proue de la Fédération ivoirienne de football (FIF), premier vice-président et coordonnateur de la campagne de Yacine Idriss Diallo, candidat à sa propre succession à la présidence de la faîtière, était très attendu ce 2 septembre 2026, à l’Hôtel Ivoire, à Cocody. Au pupitre, face à la kyrielle de présidents de clubs et d’acteurs du football ivoirien, il s’est voulu fédérateur dans son adresse. Tohé a, en effet, tenu à montrer aux yeux de la Côte d’Ivoire du foot que les bisbilles qu’il a eues récemment avec Idriss sont désormais rangées aux oubliettes. C’est pourquoi il en appelle désormais à l’union, à la quiétude et à l’entente autour du football ivoirien.
« Quand je préparais cette candidature, j’ai eu l’occasion de rencontrer des membres de la grande famille du football ivoirien : des présidents de clubs présentables, des ligues régionales… J’ai écouté des acteurs engagés et passionnés, et ce que j’ai entendu m’a convaincu d’une chose : le football ivoirien n’a pas besoin de guerre fratricide. Il a besoin d’une équipe », soutient-il.
Puis de poursuivre sur la voie de l’apaisement : « Quand Idriss et moi nous nous sommes assis pour parler, pour vraiment nous parler, j’ai redécouvert quelque chose que je savais déjà, mais que les divergences de vue avaient un peu obscurci : il aime profondément le football ivoirien. Il l’aime avec la même intensité que nous tous, avec la même impatience face aux retards que nous avons accumulés, avec la même fierté quand nous soulevons des trophées, et avec la même lucidité sur ce qu’il reste à faire. »
Puis d’insister sur la nécessité d’unir les forces et les idées pour la bonne santé du football en Éburnie : « Nos divergences n’ont donc pas vocation à nous opposer durablement. Elles peuvent, au contraire, nous permettre de mieux comprendre les enjeux, de confronter nos visions et, in fine, de faire émerger les meilleures solutions pour notre football. Alors oui, nous avons passé un accord : celui de fédérer nos énergies, nos idées, nos passions, nos hommes, pour conduire le football ivoirien vers de nouveaux sommets continentaux et mondiaux. »
Malick Tohé est surtout convaincu que tout ira très bien parce que, selon lui, « cette vision, ce n’est pas une illusion. Nous la réaliserons avec le projet « Transformer notre football ». »
Eugène DJABIA








