Il y a des discours de lancement d’entreprises qui ressemblent à des formalités. Et puis il y a ceux qui cherchent à marquer une rupture. Celui de Félix Bony, promoteur du Groupe Akwaba Communication & Consulting, appartient clairement à cette seconde catégorie.
Dès les premiers mots le 21 juillet 2026, à la cérémonie officielle de présentation du Groupe Akwaba Communication et Consulting, le ton est donné : gratitude à Dieu, reconnaissance aux invités, puis affirmation d’une ambition presque militante : celle de bâtir un espace médiatique et conseil fondé sur la crédibilité, l’éthique et l’excellence.
Dans un paysage où la parole publique est souvent suspecte, où l’information peut être instrumentalisée, le pari d’Akwaba est audacieux : remettre la confiance au centre du métier.
Ce discours n’est pas seulement un acte de présentation. C’est une profession de foi. Félix Bony y défend une idée simple, mais devenue rare : un média ne vaut pas seulement par ce qu’il publie, mais par la manière dont il le publie. Autrement dit, la valeur d’une information ne se mesure pas à son seul impact, mais à sa rigueur, à sa vérification, à sa responsabilité sociale. C’est là, sans doute, la colonne vertébrale du projet Akwaba.
Le choix de deux supports complémentaires : un média en ligne, akwabanews.ci, et un journal imprimé gratuit, Akwaba Actu traduit une lecture lucide des mutations du métier. D’un côté, la vitesse, la réactivité, la circulation numérique de l’information ; de l’autre, la proximité, l’accessibilité et la persistance du papier. Le message est clair : toucher tous les publics sans sacrifier la qualité. Dans une époque dominée par l’urgence, Akwaba revendique le droit à l’information utile, vérifiée et intelligible.
L’indépendance éditoriale comme ligne de conduite
Mais au-delà de l’architecture médiatique, c’est la philosophie du projet qui retient l’attention. Félix Bony parle d’indépendance éditoriale, de neutralité, de refus des clivages ethno-régionalistes, religieux ou politiques. Ce langage résonne comme une mise au point. Il rappelle qu’en journalisme, l’indépendance n’est pas un slogan décoratif, mais une discipline quotidienne, parfois coûteuse, toujours exigeante.
Le passage le plus fort du discours est peut-être celui où le promoteur élargit le rôle du média à une sorte de veille citoyenne. Le journal, dit-il en substance, doit être les yeux et les oreilles de la société, un système d’alerte, un outil de prévention des dérives, un allié de la bonne gouvernance et de la lutte contre la corruption. Là, le projet dépasse la simple création d’entreprise. Il se projette comme un service public d’influence, au sens noble du terme.
Reste une vérité que tout journaliste connaît : les beaux principes ne suffisent pas. La crédibilité se construit dans la durée, article après article, enquête après enquête, choix éditorial après choix éditorial. C’est précisément là que se jouera la véritable bataille d’Akwaba Communication & Consulting. Non pas dans le fracas des annonces, mais dans la constance des preuves.
En définitive, le discours de Félix Bony a le mérite de ne pas se contenter d’ouvrir une structure médiatique. Il cherche à ouvrir une exigence. Celle d’un journalisme qui informe sans manipuler, qui conseille sans séduire à tout prix, qui parle à la société sans se mettre au service des puissants. Dans un monde saturé de bruit, Akwaba promet de faire entendre une voix différente. Le temps dira si cette promesse deviendra une signature.
Le communiqué de présentation du groupe insiste d’ailleurs sur la confiance, l’éthique et le professionnalisme comme fondements du projet, ce qui confirme l’orientation défendue dans ce discours.
Le texte publié autour de la présentation rappelle aussi que l’ambition du groupe est de faire d’Akwabanews.ci et d’Akwaba Actu des supports de référence en Côte d’Ivoire.
François M’BRA II








