Conscients que les nouveaux prix d’achat bord champ, 1200 FCFA pour le cacao et 1 300 FCFA le kilogramme pour le café en vigueur depuis le 1er septembre 2026, font grincer des dents et provoque le courroux des producteurs, l’Organisation interprofessionnelle agricole (OIA) café-cacao et certains de ses partenaires de la filière ont initié, samedi 12 septembre 2026, à la préfecture de Divo, une tournée nationale de sensibilisation. En plus de la capitale du Lôh-Djiboua, elle passera dans les 13 régions productrices de café cacao du pays, avec pour objectif de convaincre les producteurs à s’engager pleinement dans la campagne 2026-2027 qui vient de s’ouvrir et à privilégier le dialogue à la grève systématique que prônent certains syndicats.
La cérémonie de lancement officiel de la tournée a été présidée par la représentante du préfet de région du Lôh-Djiboua et du département de Divo, Ida Camara, préfet de Guitry, en présence de plusieurs autorités préfectorales de la région, d’élus, de responsables de la filière et de producteurs de la région. Plusieurs syndicats de la filière ont trouvé les prix en deçà de leurs attentes et ont appelé les producteurs à la grève et à la rétention de leur production. Face à ces mécontentements doublés de frustrations, Siaka Diakité, président du conseil d’administration (PCA) de l’OIA café-cacao, a invité l’ensemble des producteurs au calme et à privilégier le dialogue. « Nous travaillons pour vous, nous sommes en train de trouver des solutions aux problèmes de ceux qui n’ont pas leur carte de producteur. Allons-y au dialogue, le gouvernement est à nos côtés et d’ici à la petite campagne, les prix vont certainement augmenter. Soyons unis, ne suivons pas ceux qui appellent à la grève », a préconisé Siaka Diakité.
À l’en croire, les questions de disponibilité des cartes de producteurs, de traçabilité, le non-paiement de certains producteurs pour la précédente grande campagne, sont des sujets sur lesquels travaillent actuellement l’OIA café-cacao et ses partenaires.
Pour sa part, Siby Guehi Albert, le porte-parole des faîtières de la filière, a dénoncé les difficultés que rencontrent les producteurs. Toutefois, il a proposé la voie du dialogue avec le gouvernement qui, selon lui, reste ouvert et à leur écoute. « La grève est inopportune, elle est inutile. Nous lançons un appel à la trêve syndicale », a souhaité M. Guehi, annonçant la mise en place d’un « Comité national de trêve syndicale » avec les 115 organisations syndicales agricoles de la filière, dès le lundi 14 septembre 2026.
Philomène Aquouamah








