Elle a été l’invitée d’honneur de la cérémonie solennelle d’ouverture de la deuxième session ordinaire 2026 du Sénat de Côte d’Ivoire, ce lundi 12 octobre 2026 à Yamoussoukro. La Présidente du Sénat de la République Gabonaise, Mme Huguette Yvonne Nyana Ekoumé-Awori Onanga, a livré un message fort en faveur de l’amitié ivoiro-gabonaise et de l’intégration régionale.
Devant la chambre haute du Parlement ivoirien, elle a transmis le salut fraternel du peuple gabonais, ainsi que le témoignage de l’attachement des Sénateurs du Gabon aux valeurs de fraternité et de solidarité qui unissent leur pays à la Côte d’Ivoire. Pour la Présidente du Sénat gabonais, la relation entre Libreville et Abidjan dépasse le simple cadre diplomatique. Elle est l’héritage d’une histoire commune. « Le Gabon et la Côte d’Ivoire ne partagent pas seulement des relations diplomatiques. Ils partagent plus qu’une histoire, une vision. Nos Pères fondateurs, les Présidents Léon Mba, Omar Bongo Ondimba et le Sage de Yamoussoukro, le Président Félix Houphouët-Boigny, ont tracé les sillons d’une amitié inaltérable, nourrie par l’estime réciproque et la volonté commune d’avancer ensemble », a-t-elle rappelé.
Cette amitié, selon elle, n’est pas restée figée dans le marbre des commémorations, mais elle a traversé les décennies, les alternances et les mutations pour demeurer aujourd’hui encore l’un des socles les plus solides de la diplomatie fraternelle entre l’Afrique Centrale et l’Afrique de l’Ouest.
Face aux défis contemporains, Mme Onanga a appelé à densifier la coopération interparlementaire entre Abidjan et Libreville. Pour elle, les deux institutions, en tant que chambres hautes, ont une responsabilité particulière. « Nous sommes les représentants et garants d’un développement harmonieux des territoires, les gardiens des équilibres institutionnels et les sentinelles d’une démocratie qui ne se mesure pas aux seules échéances électorales, mais à la qualité de la représentation qu’elle offre à chaque région, à chaque territoire, à chaque citoyen ». Alors que les populations placent en ces institutions l’espoir d’un avenir meilleur, elle a estimé que mutualiser les expériences en matière de développement local et de décentralisation n’est plus une simple option, mais une nécessité impérieuse.
La Présidente du Sénat gabonais a terminé par un appel vibrant à passer de la diplomatie protocolaire à une diplomatie d’action. « Plus que jamais, unissons nos forces pour accélérer l’intégration régionale et donner à notre coopération interparlementaire une impulsion nouvelle, plus dynamique, plus ambitieuse et résolument orientée vers l’action. Nos Parlements doivent être des forces de proposition, des espaces de dialogue et surtout des acteurs capables de faire émerger des réponses concrètes aux aspirations de nos peuples, qu’il s’agisse de la jeunesse en quête d’emploi, des femmes en quête de représentation ou des territoires en quête d’équité ».
JNA








