L’ancien président sénégalais Macky Sall a annoncé, samedi 17 octobre, le retrait de sa candidature au poste de secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU). Cette décision intervient au lendemain d’un vote indicatif du Conseil de sécurité, au cours duquel les sept candidats encore en lice ont tous essuyé au moins un avis défavorable d’un membre permanent de l’instance.
Dans une déclaration publiée sur ses réseaux sociaux, Macky Sall a expliqué vouloir favoriser l’émergence d’un candidat susceptible de recueillir un consensus au sein du Conseil de sécurité. « J’espère contribuer ainsi à l’émergence d’une candidature consensuelle au sein du Conseil de sécurité », a-t-il indiqué.
Le retrait de l’ancien chef de l’État sénégalais intervient dans un contexte marqué par les difficultés rencontrées par les candidats en lice. Vendredi, le vote indicatif organisé par le Conseil de sécurité a révélé des réserves parmi les membres permanents à l’égard de chacun des sept prétendants.
Ces avis défavorables constituent un obstacle dans le processus de désignation du futur secrétaire général de l’ONU.
Initialement portée par le Burundi, la candidature de Macky Sall suscitait également des oppositions dans son propre pays.
Ancien président est notamment accusé par ses détracteurs d’avoir dissimulé une partie de la dette publique sénégalaise, des accusations qu’il conteste.Son ambition internationale rencontrait aussi l’opposition de victimes de la répression des manifestations survenues entre 2021 et 2024, sous sa présidence.
Ces dernières s’étaient opposées à sa candidature à la tête de l’organisation internationale. Avec ce retrait, Macky Sall devient le deuxième candidat à se désister de la course au secrétariat général de l’ONU, après l’ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet, qui avait annoncé son retrait en septembre.
La succession du secrétaire général sortant, António Guterres, reste ainsi ouverte, alors que le Conseil de sécurité doit parvenir à un accord sur le nom de la personnalité qui sera proposée à l’Assemblée générale pour diriger l’organisation.
M.K








