« Nous n’avons pas à répondre à une personne politique. Le gouvernement n’en a pas fait une préoccupation particulière. Ça participe de sa liberté d’expression. Les propos qu’il a tenu n’engagent que lui », a déclaré Amadou Coulibaly, porte-parole du Gouvernement et ministre de la Communication de Côte d’Ivoire à l’issue du Conseil des ministres qui a lieu ce mercredi 22 juillet 2026. En effet, questionné sur ce qui convient d’appeler « Affaire Jean-Luc Mélanchon contre le 4e mandat de Ouattara », Amadou Coulibaly estime que « Monsieur Mélenchon n’est pas un officiel français. C’est un personnage politique qui a fait une déclaration politique qui date d’il y a huit mois ».
Le ministre indique à ce sujet que « c’est aux politiques de répondre » au leader de la France insoumise, laissant entendre que cette controverse ne relève pas d’un différend diplomatique entre la France et la Côte d’Ivoire. De toute évidence, le gouvernement ivoirien adopte officiellement une attitude plus tempérée dans l’affaire Jean-Luc Mélenchon. La sortie de Bandama est, pour ainsi dire, en porte-à-faux avec celle du porte-parole du gouvernement ivoirien.
En piqûre de rappel, Maurice Bandaman, l’ambassadeur de Côte d’Ivoire en France, avait dénoncé récemment, avec fermeté les déclarations du dirigeant politique français et évoqué d’éventuelles poursuites judiciaires aux assertions de Mélenchon. Dans un communiqué diffusé par l’ambassade de Côte d’Ivoire en France, le diplomate avait vivement réagi aux critiques formulées plusieurs mois plus tôt par Jean-Luc Mélenchon contre le président Alassane Ouattara.
Il avait notamment rappelé que « depuis le 7 août 1960, la Côte d’Ivoire n’est plus une colonie française » et annoncé que l’État ivoirien se réservait le droit d’engager « toute action de droit » afin d’obtenir réparation de ce qu’il considérait comme une atteinte à l’honneur de la Côte d’Ivoire.
P. Aquouamah








