Le préfet de la région du Poro, préfet du département de Korhogo, a profité du grand rassemblement de la célébration de l’an 66 de la Côte d’Ivoire, ce vendredi 7 août 2026, pour stigmatiser les maux qui mine sa région. Karim Diarrassouba n’y est pas allé de la langue de bois pour dénoncer tous ces fléaux qui polluent la qualité de vie dans le Poro. Dans son discours solennel, il a adressé un message spécifique aux jeunes, et ensuite à l’ensemble de la population de sa zone de commandement.
A la jeunesse, le gouverneur a attiré l’attention sur la légitime fierté qui devrait être la leur devant la métamorphose profonde de la région telle qu’elle s’en vante souvent sur les réseaux sociaux. Toutefois, marque-t-il en bémol, « je doute fort bien que beaucoup de jeunes aient encore pris la pleine mesure de leur responsabilité dans ce processus de transformation et de construction du futur de la région ». Selon le Préfet, il lui est donné de constater trop de mauvais comportements et pratiques anti-sociaux dans le vécu de de certains jeunes : consommation poussée de la drogue, oisiveté, défiance aux lois civiles et sociales, incivisme et incivilités multiformes. « Rien, absolument rien ne saurait justifier que certains d’entre vous entrent ainsi en conflit avec la société ».

Karim Diarrassouba a invité son auditoire a noter que la Côte d’Ivoire progresse parce que le président de la République a toujours fait de la sécurité le pilier de sa gouvernance et des politiques publiques. Ce qui explique ; que la célébration de l’an 66 est placée sous le thème : ‘’Force de défense et de sécurité au service de la paix, de l’unité et du développement’’.
Parlant justement de la sécurité, le Gouverneur a dit observé avec satisfaction que la situation à l’échelle de la région est satisfaisante. Cependant, note-t-il, l’orpaillage clandestin pratiqué dans certaines localités, le trafic des drogues et des stupéfiants, l’hydre terroriste font malheureusement peser des risques réels sur l’ordre social sécuritaire. Aussi, invite-t-il les populations à dénoncer et ne pas se faire complice de ces phénomènes. « Autrement dit, si dans nos villages et quartiers, les trafiquants de drogues sont dénoncés, si certains de nos concitoyens ne se rendent pas complices à l’installation anarchique et illégale des orpailleurs sur les terres rurales, l’ordre social et sécuritaire s’en ressentirait positivement », a indiqué le représentant du chef de l’Etat dans le Poro, qui a profité de l’instant solennel et de grand rassemblement pour appeler à la collaboration et à la mobilisation sociale autour des entités sécuritaires et de défenses.
Anderson Koné, Correspondant régional








