Quand il débutait en 2013, il ne croyait sans doute pas si bien durer. 13 ans après, Eric Ané, Commissaire général du Festival Agni (FESTAGNI) voit son œuvre perdurer. Pour marquer ce chemin parcouru avant de tendre vers de nouveaux challenge, l’ancien communicant de la Primature a opté pour un dîner culturel haut en couleur le samedi 31 octobre 2026, à la résidence Niablé d’Abidjan Cocody Angré. Cette soirée a réuni toutes les diversités en pays Agni, notamment des chefs traditionnels venus de toutes les régions, notamment du Moronou, de l’Indénié-Djuablin, des personnalités dont les députés Jacob Assougba de la commune de Bongouanou, ou le Professeur Alfred Yao de Grand-Lahou, par ailleurs Directeur de Cabinet du ministre des Sports, ainsi que des invités représentant la Région du Sanwi.
Au menu de la rencontre qui a drainé du beau monde, des prestations artistiques et culturels mêlées d’exhibitions de la tenue traditionnelle Agni, dans une ambiance bien trempée où la langue, trait d’union entre tous les participants, était à l’honneur.

Revenant sur le chemin parcouru, le commissaire du festival s’est réjoui du vide comblé par cette initiative pour les peuples Agni. « Nous n’avions pas d’activités qui arrivaient à valoriser ou bien à donner de l’attractivité à nos régions. Donc, avec la naissance des conseils régionaux, nous avons estimé que nous pouvions travailler sur l’aspect développement durable avec la culture. C’est pour cela qu’en 2013, nous avons lancé cette idée de travailler avec les conseils régionaux, les municipalités du pays Agni afin que nous puissions impulser le développement à travers la valorisation de notre culture, et surtout la promotion de nos langues maternelles ». Pour Eric Ané, il est un impératif qu’au-delà de la langue française, qui est devenue universelle, chaque ethnie demeure plongée dans sa langue maternelle pour y puiser des valeurs pour le rendez-vous du donner et du recevoir. « Nous avons nos langues locales, et il importe que nous, la génération actuelle, nous y travaillons afin que dans nos différentes maisons, dans nos domiciles, nos enfants puissent parler leur langue maternelle. », soutient-il.
L’initiative rencontre l’adhésion pleine et entière du député-maire de Bongouanou, commune d’origine du commissaire du Festagni, et il n’a pas hésité à le faire savoir. « Je suis ici pour soutenir notre frère Ané Éric, qui fait la promotion de la culture et de la langue Agni. Je voudrais l’encourager, le féliciter et dire qu’il a le soutien de toute la commune de Bongouanou. Nous allons l’accompagner dans cette activité. Treize ans, ce n’est pas facile. Il a fait du chemin. Il faut maintenant que nous tous, on s’implique pour l’accompagner à réussir ce challenge. »

Pour sa part, le député de Grand-Lahou a indiqué être venu prendre toute leur place, les siens et lui, à la place là où l’on parle du peuple Agni. « Ce soir, nous nous trouvons ici simplement parce que c’est une idée de rassemblement de tous les Agni de Côte d’Ivoire. Il se trouve qu’après 13 ans de fonctionnement, des Agni, des sous-préfectures de Tiassalé et de Grand-Lahou étaient en marge de ces festivités-là. Nous avons tenu à faire connaître à la communauté Agni de Côte d’Ivoire et à toute la nation ivoirienne que dans le peuplement de la Côte d’Ivoire, des Agni se sont établis dans le département de Tiassalé et dans le département de Grand-Lahou, le long du fleuve Bandama. C’est un fait qui n’est malheureusement pas très connu en Côte d’Ivoire, au point que quand vous vous présentez comme Agni ressortissant de Grand-Lahou, les gens se posent des questions ». Le professeur Alfred Yao a tenu à faire connaître cette réalité en rejoignant le Festagni qui doit désormais faire connaitre et faire la promotion de ces Agni du bas Bandama présents dans sept sous-préfectures s’étendant des départements de Tiassalé, à Grand-Lahou.
Faut-il le souligner, la soirée a été rythmée par la danse ‘’Ahoussi’’ de Kangandi, un quartier de la ville de Bongouanou, et une chorale chrétienne pour le volet spirituel.
F.D.B








