La Coalition des Jeunes pour des Élections Transparentes et Non Violentes a déposé, à l’instar des partis et mouvement politiques, sa proposition pour le nouvel organe électoral en préparation en Côte d’Ivoire. Cette coalition qui milite pour une profonde réorganisation de la gouvernance électorale terre ivoirienne en vue de tourner la page des crises occasionnées par les élections, plaide pour une meilleure séparation des fonctions afin de renforcer la transparence, l’impartialité et la confiance des citoyens dans les futurs processus électoraux.
Pour y arriver, la Coalition propose une architecture reposant sur trois organes distincts et fonctionnellement autonomes. Le premier, une Direction générale des élections, serait chargé de la préparation, de la planification et de l’organisation technique et matérielle des scrutins. Le deuxième serait un Organe de supervision électorale et d’éducation civique, chargé notamment de superviser les opérations, de prévenir les irrégularités et de sensibiliser les citoyens. Le troisième serait un Organe spécialisé dans le contentieux électoral, destiné à traiter les recours et litiges liés aux élections.
Pour garantir l’indépendance et la crédibilité de ces structures, l’organisation recommande un recrutement par appel à candidature, sur la base de critères objectifs de compétence, d’intégrité, d’expérience et d’impartialité. Elle propose également un mandat de six ans non renouvelables, ainsi qu’une représentation équilibrée des femmes et des hommes. Les anciens membres des défuntes CEI seraient, par ailleurs, exclus de ces nouvelles structures.
La Coalition souhaite également une participation accrue de la société civile, des jeunes et des femmes à la gouvernance électorale. Elle insiste sur l’éducation civique, la prévention de la violence électorale, la lutte contre la désinformation et la sensibilisation des primo-votants.
Concernant le contentieux, elle préconise une structure composée notamment de juristes spécialisés, magistrats, constitutionnalistes et universitaires, avec des garanties d’indépendance, de transparence, de respect des droits de la défense et de traitement diligent des recours.
Au-delà de la création de ces trois organes, la Coalition appelle à une réflexion nationale inclusive sur la réforme de la gouvernance électorale. Elle recommande notamment d’associer les organisations de la société civile, les universitaires, les organisations de jeunesse et d’autres parties prenantes à l’élaboration des nouveaux textes.
Pour la Coalition, la séparation préconisée entre préparation, supervision et règlement des contentieux permettrait d’éviter la concentration des responsabilités au sein d’une même structure et de renforcer les mécanismes de contrôle, la transparence et la confiance des citoyens dans le processus électoral. Un gage pour éviter les contestations et prévenir tout risque de débordement à l’issue des scrutins afin que le jeu électoral revête tout son sens de compétition dans une démocratie en plein essor.
Faut-il le souligner, la Coalition des jeunes pour des élections transparentes et non violentes de Côte d’Ivoire est un regroupement initié par le Club Union Africaine Côte d’Ivoire, le Centre Féminin pour la Démocratie et les droits humains en Côte d’Ivoire et des experts électoraux au lendemain des élections générales de 2020.
F.D.B








