Une vague d’indignation a gagné Amélékia, une localité située dans la région d’Abengourou, le jeudi 15 octobre 2026. Des fonctionnaires issus de plusieurs secteurs d’activité se sont mobilisés dans les rues pour dénoncer les violences faites aux femmes, à la suite de l’agression d’une enseignante enceinte.
À l’origine de cette mobilisation, un incident survenu la veille, mercredi 14 octobre, à la gare d’Amélékia. Une enseignante d’éducation physique et sportive (EPS), enceinte, aurait été violemment agressée par un apprenti chauffeur à la suite d’un différend présenté comme mineur, selon les témoignages rapportés.
Cette agression a suscité une vive émotion au sein de la communauté éducative et provoqué une indignation générale dans la localité. Au-delà du sort de la victime, cet acte a ravivé les préoccupations liées à la sécurité des femmes et au respect de leur intégrité physique.
Face à cette situation, enseignants, agents de santé et autres fonctionnaires ont décidé de faire entendre leur voix. Rassemblés dans les rues d’Amélékia, les manifestants ont exprimé leur solidarité avec leur collègue agressée et appelé à ce que justice soit rendue.
Munis de pancartes portant des messages sans équivoque, tels que « Non à la violence ! », « Justice pour notre collègue ! » et « Protégeons nos femmes », les participants ont voulu adresser un signal fort contre toutes les formes de violences faites aux femmes.
À travers cette mobilisation, les manifestants réclament non seulement justice pour l’enseignante, mais aussi un renforcement de la protection des femmes dans les espaces publics. Ils appellent également à une prise de conscience collective face aux actes de violence qui portent atteinte à leur dignité et à leur sécurité.
À Amélékia, cette mobilisation traduit ainsi le refus d’une partie de la population de banaliser les violences faites aux femmes. Elle rappelle l’importance de la solidarité, du respect de l’intégrité physique et de la nécessité de réponses appropriées face à de tels actes.
S.B








