Une séquence vidéo de Madame Nakaridja Cissé, Député-Maire de San Pedro, continue d’alimenter les débats sur les réseaux sociaux. Dans cet extrait largement partagé, l’élue déclare : « Nos parents viendront me voir pour dire : mettez nos enfants à l’INFAS, je peux avoir des places, et puis ils vont rentrer. »
Ces propos ont rapidement suscité une vague de réactions. De nombreux internautes y voient une affirmation laissant entendre qu’une personnalité politique pourrait intervenir dans les admissions à l’Institut national de formation des agents de santé (INFAS), alors que l’accès à cet établissement se fait officiellement par voie de concours.
Cette polémique ravive une interrogation qui revient régulièrement dans l’opinion publique : l’admission à l’INFAS dépend-elle exclusivement des résultats au concours ou certains candidats peuvent-ils bénéficier d’interventions de personnalités influentes ? Une question qui nourrit depuis plusieurs années les suspicions de nombreux Ivoiriens.
Face à l’ampleur des réactions, une déclaration signée par un citoyen identifié sous les initiales A.K., résident à San Pedro, a été largement diffusée sur les réseaux sociaux afin d’apporter des précisions.
Selon cette mise au point, la vidéo relayée serait un extrait sorti de son contexte. Les propos de Madame Nakaridja Cissé ne traduiraient ni le sens ni la portée réelle de son intervention.
Toujours selon cette déclaration, la Députée-maire présentait le bilan des actions entreprises par le Conseil municipal pour le développement de San Pedro. Elle évoquait notamment les démarches menées auprès des autorités compétentes afin d’obtenir l’implantation d’une antenne de l’INFAS dans la ville. L’objectif affiché est de rapprocher les opportunités de formation des jeunes de la région, tout en renforçant l’offre de santé locale.
La déclaration souligne également que la diffusion d’extraits vidéo sans leur contexte est susceptible d’entraîner des interprétations erronées. Elle invite ainsi les citoyens à faire preuve de discernement, à privilégier les informations vérifiées et à se référer aux sources officielles.
Pour autant, cette explication suffit-elle à dissiper les interrogations suscitées par les propos tenus dans la vidéo ? Pour certains, le contexte avancé permet de lever toute ambiguïté. Pour d’autres, les mots employés restent suffisamment explicites pour justifier des questionnements, d’autant que l’INFAS est un établissement public dont les admissions sont encadrées par un concours.
À ce stade, aucune déclaration officielle de l’INFAS ou du ministère de la Santé n’est venue se prononcer sur cette controverse. En l’absence d’éléments complémentaires, le débat reste ouvert.
Une certitude demeure : cette affaire rappelle l’importance de diffuser les interventions publiques dans leur intégralité et de vérifier les faits avant toute conclusion. En attendant d’éventuelles précisions des autorités compétentes, chacun demeure libre d’apprécier les explications avancées et de se forger sa propre opinion.
GZ








