Le Médiateur de la République, Gaoussou Touré, a procédé, ce lundi 27 juillet 2026, à Abidjan, à l’ouverture du panel institutionnel consacré au thème : « Intelligence artificielle et Institutions de médiation : opportunités, risques et garde-fous ». En présence de membres du gouvernement, des présidents d’institutions, des responsables d’organismes publics, d’experts, Gaoussou Touré a souligné que la transformation numérique constitue aujourd’hui un levier incontournable de modernisation de l’action publique. Selon lui, l’intelligence artificielle représente un outil stratégique susceptible d’améliorer l’efficacité des administrations, notamment dans le traitement des requêtes des citoyens et l’optimisation des services publics.
Toutefois, il a rappelé que le développement de ces technologies soulève également des défis majeurs, notamment en matière de protection des données personnelles, de confidentialité des dossiers et de préservation des droits des citoyens. D’où la nécessité, a-t-il insisté, d’encadrer leur utilisation par des mécanismes de gouvernance adaptés.
Gaoussou Touré a expliqué que l’organisation de ce panel s’inscrit dans la perspective des grandes rencontres internationales que les associations régionales, africaines et mondiales des Médiateurs consacreront à l’intelligence artificielle au Sénégal, au Maroc et en Côte d’Ivoire entre octobre 2026 et février 2027. L’objectif est de permettre à la Côte d’Ivoire de préparer une participation active et de qualité à ces rendez-vous internationaux, en s’appuyant sur les contributions des experts nationaux. Pour l’institution du Médiateur de la République, l’intelligence artificielle pourrait constituer un véritable outil d’aide à la décision. Elle permettrait notamment d’améliorer la gestion des requêtes, de mieux identifier les difficultés récurrentes dans les relations entre les citoyens et l’administration, tout en contribuant au renforcement de la cohésion sociale.
Le Médiateur a également invité les institutions à anticiper les mutations induites par l’essor de l’Ia plutôt que de les subir. Il a plaidé pour une compréhension commune des opportunités qu’offre cette technologie, mais aussi des risques qu’elle comporte, afin de bâtir une utilisation responsable et éthique.
Se disant confiant quant à la qualité des échanges, Gaoussou Touré a exprimé le vœu que les cinq communications prévues au cours de cette journée permettent d’élaborer une réflexion commune et de jeter les bases d’une feuille de route institutionnelle en matière d’intelligence artificielle.
Déclarant officiellement ouverts les travaux, il a invité les participants à formuler des recommandations concrètes pour accompagner l’intégration de l’Ia dans les institutions de médiation, dans le respect des droits fondamentaux, de la transparence et de la confiance des citoyens.
Christelle KOFFI








