La persistance de l’orpaillage clandestin inquiète de plus en plus les responsables politiques ivoiriens. Dans une déclaration rendue publique ce lundi 17 août 2026, la députée RHDP de Koumassi, Traoré Adjaratou, a plaidé pour une réponse législative et sécuritaire plus ferme face à un phénomène qu’elle considère comme une menace pour les ressources naturelles et les territoires ivoiriens. La parlementaire dit avoir suivi avec une « attention capitale » l’émission NCI 360, consacrée à la question : « Orpaillage illégal : pourquoi le phénomène persiste-t-il ? ». Un débat qui, selon elle, a permis de mettre en lumière l’ampleur d’une crise qui dépasse désormais la seule question de l’exploitation aurifère.
Pour Traoré Adjaratou, l’urgence commande de passer du constat à l’action. Elle estime que le dispositif légal doit être renforcé afin de s’attaquer non seulement aux exploitants clandestins, mais également à l’ensemble des acteurs qui participent au fonctionnement de cette économie parallèle.
La députée RHDP préconise ainsi une réforme législative visant à « criminaliser l’ensemble de la chaîne de complicités » et à couper les sources de financement de l’orpaillage illégal. Une approche qui, selon elle, permettrait de s’attaquer aux réseaux qui entretiennent le phénomène plutôt qu’à ses seuls exécutants. Au-delà de la dimension sécuritaire, Traoré Adjaratou insiste sur la nécessité de préserver les ressources naturelles du pays. Elle appelle à une protection renforcée des bassins hydrologiques et des terres agricoles, exposés aux conséquences de l’exploitation clandestine.

qui plane sur la santé des Ivoiriens
La réponse, estime-t-elle, doit toutefois être accompagnée d’un dispositif d’insertion économique et sociale destiné aux jeunes susceptibles d’être attirés par ces activités. La lutte contre l’orpaillage clandestin ne saurait, à ses yeux, se limiter aux opérations de répression.
« La souveraineté écologique de la Côte d’Ivoire ne se négocie pas », affirme la députée, qui entend défendre une ligne fondée sur la fermeté de la loi et une volonté politique constante.
L’élue de Koumassi entend inscrire la question de l’orpaillage illégal parmi les priorités de l’action publique. Elle plaide pour une stratégie combinant répression des réseaux, assèchement de leurs financements, protection de l’environnement et création d’alternatives légales pour la jeunesse.
Une équation devenue centrale pour les autorités ivoiriennes, alors que l’exploitation clandestine de l’or continue d’alimenter les inquiétudes autour de la préservation des terres et des ressources en eau du pays.
M.K








