Le ministre de l’Education Nationale, de l’Alphabétisation et de l’Enseignement Technique, a ouvert mercredi 19 août 2026, à l’hôtel Président de Yamoussoukro, les Assises Nationales de la Carte Scolaire 2026 autour du thème : « Carte Scolaire pour un apprentissage et une éducation de qualité inclusive tout au long de la vie ». Koffi N’guessan a saisi cette tribune pour partager les innovations majeures qu’il est en train d’effectuer dans le système éducatif ivoirien.
Son sujet principal a porté sur la transformation de l’outil de planification face à l’urbanisation accélérée et au taux d’accroissement démographique qu’il situe à environ 3% par an. Le ministre veut faire évoluer à cet effet la carte scolaire vers un véritable système intelligent et rationnel d’aide à la décision, fondé sur des données statistiques fiables, régulièrement actualisées et enrichies par les outils numériques, notamment les Systèmes d’Information Géographique. « A travers une carte scolaire moderne et dynamique, nous recherchons avant tout une meilleure couverture territoriale, afin que chaque enfant, chaque jeune et chaque adulte puisse accéder à une offre éducative de qualité, quelle que soit sa condition sociale », a-t-il indiqué. Et le professeur des universités d’ajouter : « La planification éducative ne doit plus concerner uniquement la scolarisation des enfants. Elle doit également intégrer les besoins liés à l’alphabétisation des jeunes et des adultes ainsi que le développement continu des compétences tout au long de la vie ».

Conformément au slogan ‘’La Côte d’Ivoire à l’école’’, le 2ème pilier du plan stratégique 2026-2030, a souligné le ministre, sera « L’Ecole partout pour tous : des infrastructures scolaires modernes pour tous ». À cet effet, Koffi N’Guessan a rappelé les sept (07) priorités sur lesquelles il compte s’appuyer pour atteindre ses objectifs. A savoir œuvrer pour des curricula lisibles et des manuels uniques accessibles à chaque élève, disposer des enseignants formés, accompagnés et valorisés ; veiller à avoir des écoles sécurisées, propres et attrayantes ; organiser des examens dont la valeur ne souffre d’aucune contestation ; prodiguer un enseignement technique et une formation professionnelle qui suscitent des vocations ; inculquer une culture scientifique et numérique pour préparer aux métiers de demain, et privilégier une culture de la discipline et du travail.
Au passage, le ministre a pointé l’absence de huit commodités basiques pour une école de qualité. Il s’agit notamment des voies d’accès, des logements d’enseignants, des cantines, des centres médico-scolaires, de l’énergie, de l’eau potable, des latrines décentes et des aires de jeu.

« Ces éléments indispensables pour une école de qualité doivent être intégrés aux normes de la carte scolaire afin d’offrir aux apprenants et aux personnels un environnement propice à l’atteinte d’excellents résultats », a-t-il insisté.
Ces éléments partagés, le premier responsable de l’Education scolaire a fait un clin d’œil aux nouvelles infrastructures qui seront mises en fonction et à dispositions pour accroître les capacités d’accueil du système éducatif en cette rentrée scolaire 2026 – 2027. Il s’agit de 127 écoles préscolaires ; 457 écoles primaires, 65 collèges, 18 collèges érigés en lycées, 2 868 nouvelles salles de classe au préscolaire et au primaire. Ces investissements, a-t-il précisé, permettront d’offrir une capacité d’accueil supplémentaire estimée à 110 980 élèves au préscolaire et primaire et 11 150 élèves de sixième au collège, contribuant ainsi à réduire les disparités régionales, les charges liées aux frais d’écolage de l’Etat et à rapprocher davantage l’école des populations.
Jean Noël ASSOUMOU








