La ville de Bobigny, en région Parisienne, a abrité le samedi 29 août 2026, une rencontre entre les élus en charge du développement de la région du Haut Sassandra et la diaspora de cette région ivoirienne basée en France.
Président du Conseil régional, le ministre Touré Mamadou conduisait la délégation des élus qui, outre lui, comprenait Stéphane Gbeuly (maire de Daloa), Karim Fanny (maire de Issia), Kouamé Bah Jean (maire de Bédiala), Bonaventure Kalou (maire de Vavoua), Bamba Ibrahim Lokpo (maire de Saioua), le député Doh Dibahi Marcellin représentant le maire Maurice Poca de Zoukougbeu et Henri Gossé, le premier adjoint au maire représentant le maire de Gboguhé.
A l’ordre du jour de cette rencontre éloignée des considérations politiques et religieuses, « la question du développement de la région du haut Sassandra ». Tour à tour, les élus ont présenté le point de leurs réalisations à mi-mandat, les potentialités de leurs localités et surtout, les perspectives de développement. Des perspectives qui ont-ils tous insisté, appellent à une implication active de la diaspora.
Avant, au nom des hôtes, Nazaire Sery, le président de l’Alliance de Daloa en France, a souhaité la bienvenue aux élus à qui, il a soumis 4 doléances : la désignation d’un représentant de la Diaspora au sein de l’administration conseil régional, une aide pour l’acquisition d’une maison du Haut Sassandra en France, une aide pour l’obtention d’espaces fonciers sécurisés au pays et l’ouverture d’un guichet unique au conseil régional pour aider à un investissement aisé de la diaspora dans la région.
Le ministre Mamadou Touré, dont le leadership à la tête du conseil régional a été salué par de nombreux intervenants au cours des échanges, a, au cours de ses interventions, insisté sur deux questions. L’immigration clandestine et l’orpaillage clandestin.
Ayant fait le statistique de la situation qui classe Daloa comme deuxième point de départ des immigrés après Abidjan, le ministre a appelé la diaspora a expliqué les réalités de leurs quotidiens à la jeunesse au pays. Il a insisté sur la solidarité et le soutien dont doivent bénéficier les fils de la région en difficulté. Il a appelé ceux qui sont confrontés aux difficultés sans issues à regagner le pays. « Des dispositifs existent pour leur prise en charge une fois retourné » a-t-il fait savoir.
Sur la question de l’orpaillage clandestin qui fait l’actualité en ce moment au pays et qui touche quelque peu la région dans les zones de Zoukougbeu et d’Issia, le ministre a appelé à une action concertée. Parce que dira-t-il, « tout commence d’abord par nos parents qui cèdent des terres à des gens pour exploitation ». « Pour avoir l’argent, les parents qui avaient des plantations préfèrent les morceler pour en faire des lotissements (…) Si on n’arrête pas les lotissements, on aura des problèmes en Côte d’Ivoire dans quelques années. On n’aura plus de terres cultivables, parce qu’on aura tout cédé pour les lotissements », a-t-il dit, insistant auprès de ses hôtes pour parler à leurs parents au pays dans ce sens.
Blaise BONSIE








