La présidence de Patrice Motsepe à la tête de la Confédération africaine de football (CAF) est confrontée à de nouvelles turbulences. Selon le quotidien britannique The Guardian, le revirement sur le format de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) aurait ébranlé la confiance de plusieurs dirigeants africains envers le président sud-africain.
Dix mois seulement après la décision de faire passer la CAN à un rythme quadriennal, l’instance dirigeante du football africain a annoncé son intention de revenir à une organisation tous les deux ans. Ce changement majeur devrait être officiellement confirmé en novembre, à Abidjan. Un revirement qui suscite des interrogations sur la gouvernance de la CAF et la stratégie adoptée pour l’avenir de la compétition phare du continent.
Autre annonce importante : Patrice Motsepe a fait savoir qu’il ne briguerait pas un troisième mandat en 2029. Dans le même temps, il a promis le soutien unanime des 54 fédérations membres de la CAF à Gianni Infantino pour sa réélection à la présidence de la FIFA, un engagement qui souligne le poids des relations entre les deux instances.
Alors que l’échéance de 2029 se profile, plusieurs noms circulent déjà parmi les personnalités susceptibles de prendre la relève de Motsepe. Parmi les candidats potentiels figureraient Samuel Eto’o, président de la Fédération camerounaise de football et membre du comité exécutif de la CAF, ainsi qu’Ahmed Yahya, Yacine Idriss Diallo et Souleiman Waberi.
Dans ce contexte, les relations entre Patrice Motsepe et Gianni Infantino pourraient peser dans les équilibres à venir. Selon les informations rapportées, les deux dirigeants auraient traversé une période de tensions avant de renouer des relations plus apaisées. Le soutien du patron de la FIFA pourrait ainsi constituer un élément important dans les discussions autour de l’avenir de la gouvernance du football africain.
Au-delà des questions de succession, plusieurs dossiers sensibles attendent l’instance continentale. Les interrogations relatives à ses finances persistent, tandis que l’organisation de la CAN 2027, prévue conjointement au Kenya, en Tanzanie et en Ouganda, soulève des incertitudes.
Initialement programmée en juin et juillet 2027, la compétition pourrait voir ses dates réexaminées. Un éventuel report à la fin de l’année aurait des répercussions sur le calendrier international, notamment sur les championnats européens, dont les clubs pourraient être concernés par la disponibilité de leurs joueurs africains.
Entre contestation autour du format de la CAN, enjeux financiers, incertitudes organisationnelles et premières manœuvres en vue de la succession, Patrice Motsepe doit faire face à plusieurs défis. Les prochains mois seront déterminants pour mesurer les conséquences de ces décisions sur sa présidence et sur les orientations futures du football africain.
Eugène DJABIA








