Le décès du comédien Gbizié Troupa Bruno, plus connu sous le nom de Zoumana, suscite déjà de l’émotion dans le milieu culturel ivoirien. Disparu samedi 22 août à Abidjan, après une longue maladie qui l’avait éloigné de la scène depuis plusieurs années, l’artiste laisse derrière lui une carrière marquée par son engagement dans le cinéma et le théâtre.
Au lendemain de sa disparition, les hommages se multiplient. Parmi eux, celui de Loukou Akissi Delphine dit ‘’Delta’’, figure emblématique du cinéma ivoirien et réalisatrice du célèbre feuilleton ‘’Ma famille’’. Dans une publication sur sa page Facebook, ce dimanche, que Akwabanews.ci a consultée, la comédienne salue la mémoire d’un artiste qu’elle décrit comme un « monument, un pionnier et un visionnaire du septième art ».
Akissi Delta insiste sur l’empreinte laissée par Zoumana dans l’univers artistique. Elle évoque un homme qui a su « tracer des voies là où il n’y avait que des obstacles » et contribuer à donner davantage de visibilité et de profondeur aux récits africains. Pour la réalisatrice de Ma famille, le disparu représentait bien plus qu’un aîné dans le métier. Il incarnait un modèle d’exigence, de passion et de transmission, dont l’influence dépassait les frontières de la Côte d’Ivoire. « Son œuvre restera gravée dans l’histoire », écrit-elle, estimant que son héritage continuera de vivre à travers les productions cinématographiques, les scénarios et les vocations suscitées chez de jeunes artistes.
L’éloignement de Zoumana de la scène, ces dernières années, n’avait pas effacé son empreinte dans le paysage culturel ivoirien. Sa disparition vient rappeler le rôle joué par plusieurs générations de comédiens dans la construction du cinéma et de la télévision en Côte d’Ivoire. Akissi Delta a également adressé ses pensées à la famille et aux proches du comédien, ainsi qu’à l’ensemble de la communauté artistique. « Repose en paix. Ton héritage est immortel », a-t-elle conclu, refermant un hommage chargé d’émotion à celui qu’elle considère comme l’un des visages marquants de l’histoire du cinéma ivoirien.
Maxime KOUADIO








