Après des responsables du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI), cinq cadres du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA) sont à leur tour convoqués à la section antiterroriste du tribunal de première instance d’Abidjan. Les convocations ont été adressées jeudi au siège du parti, selon des sources proches du dossier.
La séquence judiciaire s’étend désormais au PDCI-RDA. Cinq personnalités de cette formation politique sont priées de se présenter au cabinet de la section antiterroriste, situé à Cocody-Angré, dans la 7e tranche, à Abidjan.
Parmi les cadres concernés figure Georges-Philippe Ezaley, vice-coordonnateur des activités des vice-présidents du parti. Roger M’Bia, directeur général du PDCI-RDA, est également cité, aux côtés du ministre Alain Cocauthrey, directeur de cabinet du président du parti, Tidjane Thiam.
La liste comprend aussi Dia Houphouët, vice-président et membre du secrétariat exécutif, ainsi que Fian Hervé, membre du bureau politique. Les motifs de ces convocations n’ont pas été précisés dans les informations disponibles.
Une séquence judiciaire qui concerne aussi le camp Gbagbo
Ces convocations surviennent après plusieurs démarches judiciaires visant des personnalités du PPA-CI, le parti de l’ancien président Laurent Gbagbo. Parmi les dossiers récents figure celui de Dano Djédjé, président de la Cellule de coordination des actions citoyennes (CSP), inculpé pour 17 chefs d’accusation avant d’être placé sous contrôle judiciaire.
L’arrivée de plusieurs cadres du PDCI-RDA dans cette séquence intervient alors que les formations de l’opposition affichent leur volonté de peser sur les discussions relatives à la réforme de la défunte Commission électorale indépendante (CEI) et à l’organisation des prochains scrutins.
À ce stade, aucun élément disponible ne permet toutefois d’établir un lien entre les procédures visant des responsables du PPA-CI et les convocations adressées aux cadres du PDCI-RDA.
Maxime KOUADIO








