L’atmosphère a été très surchauffée à Ouellé ce dimanche 26 juillet 2026, un jour de culte et de repos. La ville, chef-lieu de département dans la région de l’Iffou a basculé dans une violence inouïe suite à un drame survenue dans la nuit du samedi à dimanche. Pendant cette nuit, le jeune répondant aux initiales de K.M, maçon de son état, parti se soulager dans une maison close, a perdu la vie de façon tragique, tué les travailleuses du sexe. K.M a été poignardé par des prostituées suite à un malentendu survenu au cours d’une passe au quartier commerce où il est allé se soulager, après une semaine de dur labeur. Selon les informations distillées par des témoins et reprises sur des pages de réseaux sociaux, la péripatéticienne a fait appel à ses collègues qui, venues en renfort, ont assené des coups de couteau au jeune homme pour lui ôter la vie.
L’information a fait aussitôt le tous de la ville. Les jeunes alertés, décident alors de renter dans la danse, dès l’aurore, à 5h du matin. S’en suivent des représailles à travers la ville ou la jeunesse, debout et survoltée, s’en prend aux trois sites appelés ‘’QG’’ abritant les prostituées, y mettent le feu et passe à tabac des tenants des lieux. La situation prend très vite une tournure vengeresse et dangereuse.

Les autorités de la ville, alertées, font appel aux forces de l’ordre. Face à la volatilité de la situation, on fait appel à des renforts de la gendarmerie, notamment le peloton mobile de Daoukro, chef-lieu de région. « On n’a jamais vue une tension aussi vive dans notre région », témoigne un cadre de la localité qui a joint Akwabanews.ci pour livrer l’information.
Origine du drame
Selon les informations recoupées, le drame survenu est une conséquence directe de l’orpaillage clandestin devenu endémique dans la région. Cette activité illicite a entrainé avec elle une filiale de prostituées venues d’un pays de la sous-région. Celles-ci ont pris pied dans la ville de Ouellé où elles sont facilement localisables par trois camps d’accueil réputés où leurs clients vont se soulager à souhait. Sur les réseaux sociaux, les commentaires continuent de foisonner. « Depuis plusieurs années, nous n’avons cessé d’alerter les autorités sur les conséquences de l’orpaillage clandestin à Ouellé. Nous avons dénoncé l’insécurité grandissante, l’installation de réseaux de prostitution, la délinquance et les nombreux fléaux qui accompagnent cette activité… », commente un ressortissant de la ville pour qui ce drame doit être un électrochoc pour attirer les regards sur le phénomène.

« L’orpaillage clandestin a profondément bouleversé notre environnement, favorisant l’insécurité, la prostitution, les violences et d’autres dérives qui mettent désormais en danger nos populations. Nous appelons les autorités administratives, municipales et les forces de défense et de sécurité à agir avec fermeté pour y mettre fin, démanteler les activités illégales qui s’y développent et restaurer la sécurité à Ouellé. Il est temps d’agir. Nous ne voulons plus compter de nouvelles victimes », poursuit l’internaute. Notre interlocuteur, lui, dénonce cette filiale provenant de ce pays de la sous-région et qui s’exerce au vu et au su de tous, le plus grand camp, s’indigne-t-il, étant situé à quelque encablures de la résidence d’une autorité administrative. « Les filles sont importées de leurs pays et viennent s’y entassées. Elles se retrouvent parfois à 10 dans une seule chambre. Dans ces camps, tout y est servi : alcool, drogue, sexe, etc. C’est là-bas que les jeunes vont s’initier à tous les vices. On a attiré l’attention des autorités, car on savait que tôt ou tard un drame allait survenir », récrimine le cadre, la source qui a alerté notre rédaction.
J.P N’GORAN








