Dans un hommage publié ce dimanche 18 octobre 2026, Guillaume Soro a exprimé sa tristesse après le décès de Louis-André Dacoury-Tabley, survenu la veille à Abidjan. L’ancien chef du gouvernement ivoirien retient notamment le rôle de son aîné dans les Forces nouvelles et sa contribution aux négociations ayant marqué la sortie de crise en Côte d’Ivoire.
La disparition de Louis-André Dacoury-Tabley suscite des réactions dans la classe politique ivoirienne. Parmi elles, celle de Guillaume Soro, qui a rendu hommage à celui qu’il décrit comme un « frère », un aîné et un compagnon de lutte. Dans son communiqué, l’ancien secrétaire général des Forces nouvelles revient sur les années de collaboration politique qui les ont liés, particulièrement entre 2002 et 2010.
Pour Guillaume Soro, le défunt figure parmi les personnalités qui ont marqué le combat pour le multipartisme et la démocratisation de la Côte d’Ivoire. Il souligne également son engagement au sein des Forces nouvelles, mouvement politico-militaire qui a occupé une place centrale dans la crise ivoirienne.
Guillaume Soro évoque notamment novembre 2002, lors des discussions politiques de Lomé, organisées sous l’égide de l’ancien président togolais Gnassingbé Eyadéma. Selon son témoignage, Louis-André Dacoury-Tabley avait alors rejoint leur combat, mettant son expérience politique au service de leur engagement dans un contexte marqué par de fortes incertitudes.
Secrétaire général adjoint du Mouvement patriotique de Côte d’Ivoire (MPCI) et membre influent du directoire politique des Forces nouvelles, Dacoury-Tabley fut, selon Soro, un collaborateur rigoureux et un interlocuteur de premier plan. Il aurait notamment contribué à porter les revendications politiques et républicaines du mouvement.
L’ancien Premier ministre met également en avant les qualités de négociateur du disparu. Il estime que celui-ci a pris une part active aux pourparlers qui ont accompagné les efforts de sortie de crise. De cette période, Guillaume Soro retient sa loyauté, son sens du devoir, la franchise de leurs échanges et sa détermination à participer à l’évolution politique de son pays.
Au-delà de leur engagement politique commun, Guillaume Soro insiste sur la contribution de son ancien compagnon aux événements qui ont marqué la Côte d’Ivoire entre 2002 et 2010. Il affirme avoir pu mesurer cet apport lorsqu’il occupait les fonctions de secrétaire général des Forces nouvelles.
Dans son message, il s’incline devant la mémoire d’un homme qui, selon lui, a traversé les épreuves avec dignité et conservé son attachement à la patrie.
L’ancien chef du gouvernement adresse également ses condoléances à la famille du défunt, à ses enfants et à ses proches. Il associe à cet hommage les populations du Gôh-Djiboua, région particulièrement éprouvée par cette disparition.« Que la terre de Côte d’Ivoire, pour laquelle il a tant combattu, lui soit légère », conclut Guillaume Soro, avant de souhaiter le repos éternel à celui avec qui il a partagé une partie importante de son parcours politique.
Maxime KOUADIO








