Paris s’est réveillée ce lundi matin sur les cendres des violentes manifestations du week-end. Plusieurs parties de la capitale française ont été le théâtre de casses et d’affrontements entre policiers et manifestants. Notamment la place de la République, le quai de Valmy, le boulevard Réaumur, la place de la Madeleine, le secteur de la Concorde, la place de Clichy, Strasbourg–Saint-Denis, le boulevard Magenta et le secteur Bastille–Nation.
Contrairement à certaines informations ponctuées d’images qui circulent sur les réseaux sociaux, les locaux de l’ambassade de Côte d’Ivoire, sis à 102 avenue Raymond Poincaré dans le 16e arrondissement de Paris et ceux des services consulaires situés à 19 rue de la Pépinière dans le 8ème arrondissement, n’ont pas été touchés. Toutes les représentations ivoiriennes ont été épargnées au cours de ces casses.

De nombreux Ivoiriens de la diaspora parisienne, qui se sont inquiétés d’informations faisant état d’attaque de leurs locaux par les manifestants, se sont déplacés ce lundi matin pour s’assurer de l’inexactitude de cette nouvelle. « Je vous confirme que nous sommes à nos postes », nous a rassuré sur place une source au Consulat Général. Dans une note postée sur son profil facebook, l’ambassade fait un démenti formel de la rumeur qui circule. « Contrairement aux informations circulant sur les réseaux sociaux, l’ambassade de Côte d’Ivoire en France n’a pas été vandalisée lors des manifestations du samedi 17 octobre 2026 à Paris. Comme vous pouvez le constater sur ces images, le bâtiment fait l’objet de travaux engagés depuis plusieurs mois. Nous invitons chacun à vérifier les informations avant de les partager, afin d’éviter la diffusion de fausses nouvelles », écrit l’ambassade qui présente une image de la chancellerie dans son état en pleine rénovation.
Dans la foulée, une deuxième information circulant a fait état d’une annonce faite par l’ambassadeur de Côte d’Ivoire en France, Maurice Bandama, au sujet d’une décision unilatérale du Trésor français portant suspension du financement du métro d’Abidjan. Le diplomate ivoirien aurait procédé dès les premières heures de ce lundi 19 octobre 2026, à un compte rendu d’urgence à sa hiérarchie à Abidjan après que l’Ambassade a pris acte de ladite décision. Là aussi, vérification faite, il s’agit d’une fake new véhiculée par des officines cherchant toujours manipuler l’opinion en Côte d’Ivoire.
Blaise BONSIÉ, à Paris








