Le PDCI-RDA monte au créneau après l’incarcération de Justin Koné Katinan. Dans une déclaration publiée ce mercredi 23 septembre, le parti de Tidjane Thiam exprime sa solidarité au vice-président du PPA-CI et dénonce ce qu’il considère comme un risque d’instrumentalisation de la justice à des fins politiques.
Le PDCI-RDA dit avoir appris « l’incarcération » de Justin Koné Katinan, quatrième vice-président du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI).
L’ancien ministre avait été convoqué, le 9 septembre, à la Préfecture de police d’Abidjan à la suite d’une plainte déposée par le secrétaire exécutif du RHDP.
Cette plainte porte notamment sur des faits présumés de diffamation, d’injures et de diffusion de fausses nouvelles. Parallèlement à cette procédure, une information judiciaire a été ouverte par le procureur de la République près le Tribunal de première instance d’Abidjan concernant des faits présumés liés aux troubles de la période électorale de 2025.
À l’issue de son audition, Justin Koné Katinan a été placé sous mandat de dépôt le 11 septembre 2026.
Dans sa déclaration signée de de son secrétaire exécutif en effet Yapo Yapo Calice, le PDCI-RDA estime que l’enchaînement des procédures « fait craindre une instrumentalisation de la justice ». Selon le parti, cette situation pourrait contribuer à « intimider les responsables de l’opposition », à « criminaliser la parole politique » et à réduire progressivement au silence les voix dissidentes.
Le parti se réclame de son attachement à l’État de droit et à l’indépendance de la justice. Il demande notamment que soient respectées la présomption d’innocence, les droits de la défense ainsi que les garanties liées à un procès équitable.
Le PDCI-RDA appelle également à la remise en liberté de Justin Koné Katinan, afin, selon lui, qu’il puisse répondre librement aux accusations portées contre lui.
Au-delà du cas de l’ancien ministre, le PDCI-RDA élargit son interpellation aux organisations de défense des droits humains, aux représentations diplomatiques et à la communauté internationale. Le parti les appelle à porter une attention particulière à ce qu’il qualifie de « rétrécissement préoccupant de l’espace démocratique en Côte d’Ivoire ».
Le PDCI-RDA conclut sa déclaration par un appel à l’apaisement, à la justice et au dialogue. « Notre pays a besoin d’apaisement, de justice et de dialogue », affirme le parti, qui rejette le principe d’une opposition placée, selon ses termes, « sous la menace permanente des poursuites et de la prison ».
Maxime KOUADIO








