Le Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI) appelle le Conseil national des droits de l’homme (CNDH) à renforcer le suivi des procédures judiciaires visant ses militants. Dans un communiqué publié le 29 octobre 2026, la formation de Laurent Gbagbo salue la déclaration de l’institution du 28 octobre sur le respect des droits fondamentaux, tout en réclamant une attention particulière pour les personnes détenues dans le cadre de procédures à caractère politique.
Le PPA-CI entend faire entendre ses préoccupations sur le terrain des droits humains. Au lendemain de la déclaration n° 19/2026 du Conseil national des droits de l’homme (CNDH), consacrée aux procédures judiciaires visant des responsables politiques et au respect des droits fondamentaux, le parti de Laurent Gbagbo a réagi en saluant les préoccupations exprimées par l’institution.
Dans son communiqué signé par Patrice Kouté, secrétaire général adjoint du PPA-CI et ambassadeur du Pacte social de Laurent Gbagbo, la formation politique rappelle avoir déjà reçu, à son siège, une délégation du CNDH. Une rencontre au cours de laquelle elle avait notamment attiré l’attention sur les conditions d’arrestation et de détention de certains de ses militants, ainsi que sur les procédures judiciaires engagées à leur encontre.
Le parti se félicite particulièrement du rappel de plusieurs principes fondamentaux par le CNDH : la présomption d’innocence, les droits de la défense, l’égalité devant la loi et les exigences d’un procès équitable. Des garanties que le PPA-CI estime essentielles dans le traitement des dossiers judiciaires concernant ses membres.
Mais au-delà de cette prise de position, le parti souhaite que la vigilance de l’institution s’étende à l’ensemble des personnes concernées. Il demande notamment que les 1 947 militants politiques qu’il affirme être détenus bénéficient du même niveau d’attention.
Un suivi des procédures judiciaires réclamé
Le PPA-CI invite ainsi le CNDH à procéder à un examen attentif des manquements qu’il dit avoir déjà signalés concernant les garanties fondamentales, y compris ceux liés à des procédures antérieures à sa déclaration du 28 octobre.
La formation politique accueille favorablement la disponibilité affichée par l’institution à examiner toute information crédible relative à d’éventuelles atteintes aux droits de l’homme. Elle souhaite toutefois que cet engagement se traduise par des actions concrètes, notamment un suivi effectif du respect des droits des personnes concernées, une écoute des détenus, de leurs avocats et de leurs familles, ainsi qu’un examen diligent des signalements documentés.
Le parti demande également que ces démarches donnent lieu à des recommandations et à un suivi auprès des autorités compétentes.
Se présentant comme attaché au dialogue, à l’indépendance de la justice et à la paix sociale, le PPA-CI affirme être disposé à contribuer à cette démarche. Il espère que la déclaration du CNDH constituera le point de départ d’avancées concrètes en matière de protection des droits fondamentaux.Reste désormais à savoir dans quelle mesure les préoccupations exprimées par le parti trouveront un prolongement dans les actions de suivi annoncées par l’institution nationale des droits de l’homme.
Maxime KOUADIO








