Un an après les affrontements meurtriers qui ont endeuillé Nahio, dans le département d’Issia, les quatre personnes décédées lors de ces violences ont été conduites à leur dernière demeure. Leur inhumation a eu lieu ce samedi 31 octobre 2026, dans un contexte marqué par le souvenir des tensions survenues lors de l’élection présidentielle d’octobre 2025.
À Nahio, le souvenir des violences du 25 octobre 2025 reste vivace. Ce samedi 31 octobre 2026, les quatre personnes ayant perdu la vie au cours de ces événements ont été inhumées, près d’un an après les affrontements qui avaient plongé cette localité du centre-ouest ivoirien dans la consternation.
Les faits remontent au jour de l’élection présidentielle du 25 octobre 2025. Selon les explications fournies à l’époque par le procureur de la République près le tribunal de première instance d’Issia, Janvier Olivier Yao, les tensions avaient commencé lorsqu’un groupe d’individus, conduit par Gomelin Marcelin Digbeu, s’était opposé à la tenue du scrutin en érigeant des barricades sur les voies d’accès à la sous-préfecture de Nahio.
Cette obstruction avait empêché l’acheminement du matériel électoral et compromis le déroulement du vote. Face à cette situation, des habitants désireux de participer au scrutin s’étaient à leur tour mobilisés.

Les tensions entre les deux camps s’étaient progressivement exacerbées avant de dégénérer en violents affrontements dans la nuit du 25 au 26 octobre.Le bilan communiqué par le parquet d’Issia, le 28 octobre 2025, faisait état de trois morts, de dix-neuf blessés et de nombreux dégâts matériels.
Quelques jours plus tard, lors d’une mission gouvernementale de solidarité à Nahio, le préfet d’Issia, Tra Bi Koué Jean Brice, avait évoqué un bilan de quatre décès et plusieurs blessés.Une enquête judiciaire avait été annoncée afin d’établir les responsabilités dans ces violences.
Les autorités administratives avaient également multiplié les appels à l’apaisement et à la cohésion sociale entre les populations.
L’inhumation des quatre victimes, ce 31 octobre 2026, vient ainsi marquer une nouvelle étape dans le deuil des familles endeuillées par ces événements. Elle ravive également le souvenir d’une séquence de violences électorales qui avait mis à rude épreuve la cohésion sociale dans cette localité du département d’Issia.
Maxime KOUADIO








