La lutte et la sensibilisation contre l’orpaillage illégal battent leur plein. Jeudi 3 septembre 2026, le ministre de tutelle himself s’est rendu à Aboisso pour exhorter les populations à tourner le dos à l’exploitation illicite de l’or qui se pratique partout en Côte d’Ivoire.
Mamadou Sangafowa-Coulibaly, ministre des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, face à un auditoire très compact, a affiché la fermeté du gouvernement contre ce mal qui ronge les régions.
Sans langue de bois, des voix se sont levées pour montrer une voie de sortie du tunnel. Un « plan Marshall » a même été proposé de trois à six mois pour interdire toute activité d’orpaillage. Mais faire une telle proposition, pour le ministre Sangafowa-Coulibaly, c’est « confondre pratique légale et non légale ». Car le champ légal d’exploitation de l’or donne des fruits de développement variés qui vont de la voirie à l’immobilier, en passant par les établissements scolaires.
Le ministre a mis chacun au défi de montrer que les activités minières légales, agissant conformément au Code minier, ont des effets « néfastes » sur l’environnement. Le Code minier n’autorisant pas l’utilisation de produits chimiques. Quant à la suspension de toute activité expérimentée en 2011, elle s’est avérée infructueuse.
Et s’il peut y avoir des complicités dans les hautes sphères, celles-ci, si elles existent, « ne peuvent agir qu’avec les communautés locales », selon le ministre qui indexe, entre autres, les organisations de jeunes ou organisations de chefs de terre. Il a évoqué des cas où des chefs, qui voulaient faire barrage à ces ravages, ont été destitués par des pressions locales. Le ministre a indiqué avec insistance, « qu’il s’agisse de permis d’exploitation, tout commence à la base avec les communautés ».
Eugène Aka Aouélé, président du conseil régional du Sud-Comoé, et Nanan Amon Tanoé, président de la Chambre nationale des rois et chefs traditionnels de Côte d’Ivoire (CNRCT-CI), étaient visibles aux côtés des populations de la région pour marquer leur solidarité dans le combat.
Philomène Aquouamah








