L’hôtel président de Yamoussoukro a abrité ce vendredi 4 septembre 2026, l’ouverture de l’atelier national de consultation et d’harmonisation des mécanismes de lutte contre l’orpaillage illégal. Président de la séance le Ministre, Directeur de Cabinet du Président de la République et Secrétaire Exécutif du CNS, Fidèle Sarassoro a délivré un message dans lequel il a annoncé que la riposte sera implacable. Il avait à ses côtés le Ministre des Eaux et Forêts, le Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, le Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, le Président du Conseil Économique, Social, Environnemental et Culturel, Eugène Aka Aouélé, et le Ministre de l’Environnement et de la Transition Écologique.
« Concernant la répression, le Conseil National de Sécurité a mis en place le GS-LOI composé de plusieurs forces, qui ont traqué sur l’ensemble du territoire les orpailleurs. Et aujourd’hui, quand on regarde l’évolution, on constate qu’il y a eu des progrès énormes. L’arsenal juridique a évolué également », a-t-il fait savoir conscient de la menace. « Cependant, fort est de constater qu’avec l’augmentation du prix, qui a presque triplé sur le marché, il y a aujourd’hui un attrait pour l’orpaillage dans notre pays (…) 65% des personnes qui sont impliquées dans l’orpaillage sont des personnes extérieures à la Côte d’Ivoire. Et c’est pour cela que nous devons agir et agir maintenant et vigoureusement », a lâché le secrétaire exécutif.

Il a demandé en particulier que le corps préfectoral soit fortement impliqué. « Et c’est pour cela que ce séminaire place au cœur des débats, les préfets de région, que nous allons entendre, qu’ils puissent nous donner leur appréciation de la situation sur le terrain », a expliqué le Secrétaire.
Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, le Général Diomandé Vagondo, dans son adresse a recadré l’atelier : « Il ne s’agit donc pas, au cours de cet atelier, d’élaborer de nouveaux concepts ou de nouvelles théories. Il s’agit plutôt de nous accorder sur des actions concrètes. Il s’agit de renforcer notre coordination. Il s’agit d’agir avec la plus grande fermeté pour mettre fin aux ramifications de ce fléau, et ce, dans les meilleurs délais »
Le ministre de l’Intérieur a dénoncé une complicité locale. « Ce fléau, qui n’est pas nouveau, s’est propagé dans nos villages, dans nos campements, parfois avec la passivité, voire la complicité, de certains acteurs ». Plus alarmant : « Il touche de plus en plus de jeunes, de plus en plus de femmes et de familles du monde rural, venant ainsi fragiliser davantage les équilibres sociaux et économiques de nos communautés ».
Le Ministre a annoncé la montée en puissance des moyens technologiques. « La répression sera renforcée. La répression sera intensifiée sur l’ensemble du territoire national, avec une capacité d’intervention plus rapide, notamment grâce au déploiement de moyens spéciaux. Je pense aux drones de surveillance. La police scientifique sera également pleinement associée ». Dans ce dispositif, « le préfet devra jouer un rôle central, en sa qualité de premier responsable local de la sécurité » a-t-il insisté.
L’atelier prend fin ce samedi 5 septembre 2026 avec des recommandations fortes dont la mise en œuvre permettra l’éradication de ce phénomène.
Jean Noël ASSOUMOU








