À l’occasion de sa traditionnelle adresse à la nation marquant le 66ᵉ anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire, le président de la République, Alassane Ouattara, a abordé la réforme de la gouvernance électorale au nombre des sujets brûlants de l’heure. Présentée comme une nouvelle étape de la consolidation démocratique du pays, cette réforme, engagée après la dissolution de la Commission électorale indépendante (CEI), entend, selon le chef de l’État, renforcer la transparence du processus électoral et restaurer la confiance entre les différents acteurs. S’adressant aux Ivoiriens, Alassane Ouattara a estimé que le renforcement des institutions constitue une condition indispensable au développement du pays. « Le développement ne peut être durable sans des institutions fortes, crédibles et adaptées aux défis de notre temps », a déclaré le président de la République. Pour le chef de l’État, les progrès enregistrés ces dernières années en matière de paix, de stabilité et de gouvernance justifient désormais une nouvelle phase de modernisation institutionnelle. « Depuis plusieurs années, notre pays a retrouvé la paix, consolidé sa stabilité et renforcé ses institutions. Cette évolution nous invite naturellement à poursuivre leur modernisation afin qu’elle réponde toujours davantage aux exigences de notre démocratie et aux attentes de nos concitoyens », a-t-il affirmé.
Le président ivoirien a expliqué que la réforme engagée vise à redéfinir les responsabilités des différents acteurs intervenant dans le processus électoral, dans une logique de clarification et d’efficacité. « Cette réforme, qui vise à parachever la normalisation de notre système électoral, est une étape de notre maturité démocratique », a-t-il souligné. Selon lui, la nouvelle gouvernance électorale distinguera plus nettement les missions liées à « l’organisation matérielle des élections, au recensement des votes et à l’observation du processus », afin de « renforcer la transparence, accroître la confiance de tous les acteurs et consolider durablement notre démocratie ». Dans cette dynamique, le président a lancé un appel à l’ensemble de la population afin que chacun participe à la réflexion. « J’invite tous nos concitoyens à apporter leur contribution à cette œuvre de modernisation et à faire progresser ainsi, dans le respect des institutions, la démocratie dans notre pays », a-t-il lancé.
M.K








