Une partie de l’opposition ivoirienne entend peser collectivement dans la réforme de l’organe chargé d’organiser les élections. Réunis autour d’une proposition commune, plusieurs partis politiques et organisations de la société civile ont remis, lundi 5 octobre, au ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, leur projet de mise en place du nouvel organe électoral.
La délégation a été reçue à 10 heures par le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, dans le cadre des consultations engagées autour de la future architecture électorale. Le document présenté au gouvernement est le fruit d’une réflexion menée conjointement par plusieurs regroupements de l’opposition et de la société civile.
Parmi les signataires de cette démarche figurent notamment le groupement de partis politiques et d’organisations de la société civile à l’origine de l’initiative du Haut Conseil électoral (HCE), la Coalition pour l’Alternance Pacifique en Côte d’Ivoire (CAP-CI) ainsi que le mouvement Aujourd’hui et Demain, la Côte d’Ivoire (ADCI).Blé Goudé, Don Mello, Affi N’Guessan et Assalé Tiémoko réunisLe groupement porteur de l’initiative du HCE était représenté par une délégation de six membres, parmi lesquels Charles Blé Goudé, président du COJEP, et Ahoua Don Mello, président de La Côte d’Ivoire Souveraine.
La CAP-CI était conduite par Pascal Affi N’Guessan, tandis qu’Assalé Tiémoko représentait l’ADCI. La présence de ces différentes composantes traduit la volonté affichée par leurs responsables de présenter au gouvernement une position commune sur la future institution électorale.
Au-delà de la remise du document, les échanges ont porté sur la nécessité d’ouvrir un dialogue politique autour de la réforme. Les représentants de l’opposition ont plaidé auprès du ministre pour l’ouverture, « dans les meilleurs délais », de discussions susceptibles de déboucher sur un accord suffisamment large entre les différents acteurs.
Le dialogue politique au cœur des demandes
Cette initiative intervient alors que la question de la composition et du fonctionnement du futur organe électoral occupe une place centrale dans les discussions politiques ivoiriennes. Les formations et organisations réunies lundi souhaitent que la réforme fasse l’objet d’échanges plus larges entre le gouvernement et les différentes parties prenantes.
Avec le dépôt de cette proposition commune, le HCE, la CAP-CI et l’ADCI affichent ainsi une position concertée sur la future architecture électorale et invitent le gouvernement à prolonger les consultations par un dialogue politique.Reste désormais à savoir quelle suite sera donnée à leur document et dans quelle mesure leurs propositions seront intégrées aux discussions sur le nouvel organe chargé de l’organisation des élections en Côte d’Ivoire.
Maxime KOUADIO








