Le président du Front populaire ivoirien (FPI), Pascal Affi N’Guessan, a critiqué ce samedi 17 octobre, l’absence d’ouverture du gouvernement à la demande de dialogue politique formulée par l’opposition. Invoquant l’héritage de Félix Houphouët-Boigny, il a appellé les autorités à privilégier la concertation autour de la réforme de l’organe électoral.
Pascal Affi N’Guessan remet le dialogue politique au cœur du débat. Dans une publication diffusée sur les réseaux sociaux, ce samedi, le président du Front populaire ivoirien a vivement réagi à ce qu’il considère comme un manque d’ouverture du gouvernement face aux sollicitations de l’opposition. En référence à Félix Houphouët-Boigny, premier président de la Côte d’Ivoire, il défend la nécessité de la concertation entre les acteurs politiques.« Le dialogue est l’arme des forts… », rappelle l’ancien Premier ministre, en reprenant une formule attribuée à l’ancien chef de l’État.
Il poursuit sur un ton critique : « A contrario, le refus du dialogue est le refuge des faibles. » Avant de conclure : « Un vrai et brave houphouëtiste ne fuit pas le dialogue. ».
Son intervention intervient alors que plusieurs partis de l’ opposition réclament l’ouverture de discussions nationales sur la mise en place du futur organe électoral.
L’opposition réclame un dialogue national
Le 13 octobre, au siège du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), à Cocody, plusieurs responsables de l’opposition, dont Simone Ehivet Gbagbo et Pascal Affi N’Guessan, ont rendu publique une déclaration commune demandant au gouvernement d’engager un dialogue national sur la réforme électorale. Les signataires souhaitent parvenir à un accord sur les conditions d’organisation d’élections transparentes et apaisées. Ils réclament notamment des garanties sur l’indépendance du futur organe électoral, la fiabilité de la liste électorale, la transparence des opérations de dépouillement et la publication détaillée des résultats.
Un courrier commun sollicitant l’ouverture de ces discussions a été déposé à la Primature le 12 octobre, selon leur déclaration. Les partis concernés demandent que les différentes propositions soient examinées dans un cadre concerté et qu’un accord soit recherché avant la finalisation et l’adoption des textes encadrant la nouvelle institution.
Cette sortie de Pascal Affi N’ Guessan s’inscrit dans un contexte de discussions sur l’avenir du système électoral ivoirien. Pour les formations signataires de la déclaration commune, la réforme du futur organe électoral doit permettre de renforcer la confiance entre les acteurs politiques et de prévenir les contestations susceptibles de fragiliser les prochains scrutins. Reste à savoir si cet appel public de Pascal Affi N’Guessan contribuera à faire évoluer la position du gouvernement et à ouvrir la voie aux discussions réclamées par l’opposition.
Maxime KOUADIO








